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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

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L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

 

Par Norbert Bel-Ange

1391 marque la premiere grande expulsion des juifs d'Espagne. Et très naturellement, ils recherchèrent une terre qu'ils connaissaient : Le Maghreb. Mostaganem entre autres villes. Les Grands Rabbins espagnols, les grands maîtres, furent du voyage. Anonymes furent les sages de Mostaganem. On les appelle les « Hakhmé Hafsidra », ou les sages de la Sidra.

Nombreuses sont les interprétations que l'on donna à leur nom générique. S'agissait-il du texte étudié chaque semaine à la Synagogue ? De l'arbre à l'ombre duquel ils reposent ? De la haie de jujubiers sauvages protégeant leur dernier sommeil ? On dit que ces sages furent brûlés vifs avec des sefarim attachés sur leur poitrine.

On raconta aussi, plus tard, que les ouvriers musulmans voulurent piocher à l'endroit de leurs tombes mais deux d'entre eux périrent sur le champ et les travaux suspendus.

Les tombes de ces sages firent du cimetière juif de Mostaganem un lieu de pèlerinage fort populaire. Mostaganem n'ayant pas à l'époque de tribunal rabbinique, se devait d'établir des correspondances assidues : soit avec celui de Tlemcen soit avec les grands maîtres d' Alger. A Mostaganem, ces correspondants furent les Rabbins David Cohen, Jacob Soussan, Sadia Médioni, Makhlouf ben Hanine, Abraham ben Nathan le Sepharade... Ces correspondances dont le principal sujet était le droit rabbinique sont les chroniques de ce temps.

Au début du XVIe siècle, certains Juifs d'Espagne en route pour la Terre Promise s'arrêtèrent à Mostaganem. Beaucoup en repartirent et d'autres restèrent. Parmi eux, les fils du Grand Rabbin Moché Alachkar. Yossef gagna Tlemcen tandis que Yehouda demeura à Mostaganem.

Mostaganem était devenue une communauté à part entière avant que n'arrivent les Turcs. Disputant périodiquement la ville aux Espagnols, les Turcs y restèrent trois siècles. Au milieu du XVIIIe siècle, le commerce était surtout entre les mains d'une soixantaine de familles juives qui faisaient du courtage. Si l'on s'en tient à ce chiffre, on dénombrerait environ 180 Juifs à Mostaganem. Mais l'importance de la famille à l'époque (certainement plus de trois âmes), la prise en compte du sous-prolétariat juif nous permettent avancer de trois cents à cinq cents personnes.

 

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