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Parachat Ki Tissa : 20 Adar 5777 - 18 mars 2017

PREMIER ROULEAU : Ki Tissa: Exode 30:11 - 34:35
DEUXIÈME ROULEAU : Parachat Parah: Nombres 19:1-22

LE VEAU D’OR EST-IL TOUJOURS DEBOUT ?
Caroline Elishéva REBOUH

Le célèbre musicien français Charles Gounod dans son opéra Faust met dans la bouche de Méphisto  l’affirmation "le veau d’or est toujours debout".

Bien qu’il s’agisse ici de personnages qui ont peu d’affinités avec notre sujet, nous pourrions nous poser la question de savoir s’il n’y a pas lieu de s’interroger sur le phénomène du veau d’or qui se produisit au lendemain de la sortie d’Egypte.

La sidra Ki Tissa traite d’un sujet très brûlant : Le veau d’or. Et nous nous posons la question de savoir, entre autres, comment tout un peuple qui a assisté à tous les prodiges qui ont eu lieu en Egypte pendant toute la durée des dix plaies puis, ensuite tous ceux qui ont vu se fendre les flots de la mer en douze couloirs, et qui ont vu les flots se refermer et engloutir l’armée de Pharaon, comment ont-ils pu accepter de faire un veau d’or ? Les réponses sont en réalité assez claires et simples  mais, nous devons les dégager une par une pour mieux cerner le problème.

Voici tout d’abord le contexte : avant de gravir le mont Sinaï où Moïse devait recevoir les Tables de la Loi, Moïse avertit le peuple  en lui signifiant qu’il resterait absent 40 jours et 40 nuits.  Ici s’imposent tout d’abord deux éclaircissements :

PEUPLE : de qui s’agit-il ? Les Sages nous font remarquer que lorsque la Torah écrit העם  il s’agit de l’ensemble du peuple qui est sorti d’Egypte c’est-à-dire non seulement l’assemblée des Bené Israël (les 600,000 hommes plus les enfants, les femmes et les vieillards) mais aussi, tous les Egyptiens qui ont vu et compris la Toute Puissance du D d’Israël et ont décidé d’adhérer à la religion d’Israël (se convertir à un moment quelconque de cette vie dans le désert )     et que l’on désigne sous le nom de « erev rav » c’est-à-dire le grand mélange. Lorsque la Torah veut désigner les Bené Israël plus précisément elle n’emploie que la locution de « âdath bené Israël » c’est-à-dire l’assemblée des enfants d’Israël.

40 jours et 40 nuits : Lorsque Moïse prévint les bené Israël qu’il séjournerait 40 jours et 40 nuits durant sur le Sinaï, ils n’ont pas pris en ligne de compte qu’il faudrait à Moïse du temps pour gravir la montagne et en redescendre.  Dépourvu de confiance ou de foi en l’Eternel, ceux qui faisaient partie du êrev rav, se sont trouvés en panique de voir que le soir tombant il n’y avait pas de nouvelles du grand prophète et ils ont ressenti le besoin d’avoir quelqu’un à leur tête.

C’est alors que tout s’est enchaîné très vite et que tout s’est passé en moins de temps qu’il ne faut pour le décrire : ils s’adressèrent à Aharon - qui avait assisté Moïse dans toutes les démarches auprès de Pharaon et qui occupait donc un poste d’assistant de dirigeant – en le priant de leur façonner un chef de troupe  dans le sillon duquel ils se retrouveraient tous. Aharon désirant gagner du temps réclama d’eux de l’or. Ils se dépêchèrent donc d’amener cet or exigé avec brutalité et avec une vitesse extrême. Ils préparèrent un bassin pour fondre tout cet or.

Aharon craignant pour sa vie s’exécuta de la façon la plus lente possible exacerbant la patience de ce êrev rav. C’est alors que se produisit un fait qui échappa à l’attention de tous : quelques temps avant, l’un des esclaves hébreux n’avait pas fabriqué suffisamment de mortier aux yeux des égyptiens qui, pour faire pression sur les esclaves, avaient coutume de prendre l’un des enfants de l’esclave incriminé pour l’enterrer vivant dans le mortier. Moïse sauva l’enfant de cette mort certaine en intercédant pour ce pauvre enfant qui s’appelait Mikha et qui, dès lors, suivait Moïse partout.

Or, à la veille de la sortie d’Egypte, Moïse voulut retrouver la dépouille de Joseph, pour respecter le serment fait de remporter les ossements de celui qui fut vice-roi d’Egypte pour l’inhumer en Israël. Sérah indiqua le lieu précis et Moïse inscrivit sur un parchemin plusieurs noms sacrés et l’ordre : "taureau monte" (עלה שור). Moïse ne prit pas garde du fait que Mikha était présent et ramassa ce parchemin. Or, lorsque sans autre choix que de jeter l’or rapporté par le «êrev rav » dans le bassin de fonte de métaux, Mikha jeta le parchemin et, sans doute parce qu’il n’y avait pas assez d’or, au lieu d’un taureau, un veau est sorti du bassin. Rappelons que le symbole de Joseph était un taureau (voir parashat vayehi bénédiction de Jacob à ses fils).

Ce êrev rav voulut tout de suite consacrer ce veau comme dieu et Aharon insista pour attendre le lendemain.

On a coutume de dire que le peuple entier fauta pourtant ce ne sont que 3,000 personnes qui moururent à cet épisode et D dans Sa Miséricorde infinie continua les prodiges quotidiens : faire tomber la manne, les colonnes de nuées le jour et les colonnes de feu la nuit.

Moïse, en redescendant avec les Tables de la Loi, brisa ces tables de pierre.

Le Midrash nous enseigne qu’en effet, bien que les tables de pierre étaient d’un poids considérable, le fait d’avoir gravées en elles les paroles divines, le poids effectif des tables s’était allégé. Mais, devant le spectacle affligeant des libations d’idolâtres, les paroles divines se sont envolées et ce sont des morceaux de pierre véritable que Moïse tenait entre ses bras. Il les lâcha donc et les brisa.

Plus bas, dans le texte, on assiste à une nouvelle disposition : faire boire aux pécheurs ou à ceux soupçonnés d’avoir péché     un mélange d’eau et de poudre d’or. A quoi ressemble cette décision ? Rashi  éclaircit un peu notre perplexité en nous enseignant deux points différents et parallèles en même temps : le premier parallèle tiré est celui de la femme sota (femme infidèle) et le second de la vache rousse ; les finalités étant légèrement différentes tout en se retrouvant dans le procédé.  Mais, en dehors de ces deux explications citées ci-dessous, il y en a encore une autre : celle de rabaisser aux yeux de ce peuple la "valeur" » de cette statue ramenée à l’état de poussière et comestible de surcroît.

Pour la femme infidèle, de manière à vérifier son innocence, si elle le désire : on lui fait boire un liquide dans lequel on a dissout une inscription de noms sacrés  sur une plaque de métal. Si la culpabilité est prouvée l’infidèle est condamnée et mourra.     

Pour la vache rousse : elle est pure de son vivant, et impure à sa mort. Elle sera brûlée jusqu’à être réduite en cendres. Tous ceux qui l’approcheront à sa mort seront rendus impurs, toutefois, les cendres de la vache mêlées à de l’eau rendront leur pureté à ceux qui  l’ont perdue en étant aspergés par quelques gouttes de cette eau particulière.

En conséquence, le veau d’or est brûlé jusqu ‘à ce qu’il n’en reste qu’une très fine poussière qui, diluée dans de l’eau, sera     absorbée par tous ceux qui désiraient une idole et tous ceux qui ont assisté à cette scène dans le but de faire ressortir l’innocence de certains et, par voie de conséquence la culpabilité  des autres. C’est ainsi également que s’exprime Juda Halévy dans son Livre du Kuzari.

Caroline Elishéva REBOUH

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