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L’IMPORTANCE DE L’ENCENS AU TEMPLE

Caroline Elisheva REBOUH.

Selon les communautés un texte en version longue ou abrégée est récité le matin lors des "korbanoth" mais, le plus souvent, à la fin de l'office du shabbat matin.

Il s'intitule PITOM HAKETORET et a trait à la "fabrication" de l'encens au temps où le Temple de Jérusalem existait.

Ce texte fait suite au verset 34 du chapitre 30 de l'Exode (parashat Ki Tissa) dans lequel D transmet à Moïse les instructions concernant l'encens qui sera brûlé comme une offrande dans le Temple et qui donnera une senteur des plus agréables : "Choisis des ingrédients : du storax (1), de l'ongle aromatique (2), du galbanum (3), divers ingrédients et de l'encens pur (4) ; le tout à poids égal."

Dans le texte original le lecteur est frappé par le fait que certains termes sont répétés, ou que l'on détaille certains aromates chacun selon son nom propre et d'autres selon une appellation globale de "drogues" ou épices, aromates de manière plus générale.

Puis, en dehors de ces 4 parfums, on en dénombre d'autres (sept plus exactement) à propos desquels sont donnés des détails : le tsri (5) qui est un baume, le mor ou myrrhe, le tsiporen ou girofle, la ketsiâ (6) autre sorte de parfum, le nard, le safran, la cannelle, le costus (7) et une certaine écorce aromatique apparentée au gingembre, et de la noix muscade.

A ceci étaient ajoutées des plantes aromatiques telles que la saponaire.

Les prêtres ajoutaient du vin dit de Chypre mais, certains commentateurs précisent qu'il ne s'agissait pas de vin de Chypre mais du vin dans lequel on a fait macérer des câpres pour qu'il devienne plus fort et beaucoup plus odorant. On ajoutait aussi du sel de Sodome. Le Cohen devait ajouter aussi une herbe qui permettait à la fumée de s'élever tout droit sans se disperser.

Il était interdit à quiconque de reproduire le même mélange pour en profiter seul. D avait fixé les quantités nécessaires et suffisantes pour une année.

Il était interdit d'ôter des matières ou d'en mettre moins ou d'en ajouter. De même que le miel ou le levain n'étaient pas tolérés lors de la présentation des sacrifices sur l'autel, l'encens ne devait pas comprendre de miel.

L'emplacement réservé au brûlage de l'encens était dans la tente d'assignation, deux fois par jour, le matin et le soir, après les sacrifices des bêtes de manière à répandre une bonne odeur.

L'encens possédait des particularités "spirituelles" : qui sentait l'encens désirait immédiatement participer au culte divin mais, d'autre part, l'encens avait pour propriété d'éloigner les maux et les maladies et même la mort.

Les quantités que D avait dictées à Moïse étaient pour une année entière et des personnes avaient pour tâche particulière de piler et broyer très finement tous les ingrédients afin de procéder à un parfait mélange.

De l’un des versets tirés des psaumes nous comprenons l’importance de l’encens par rapport aux sacrifices animaliers (50,10) en effet, tout ce qui est inclus dans l’univers appartient à D et, le nombre de bêtes ainsi que la description de chaque bête est faite mais pour la plupart de ces sacrifices, ils viennent en expiation des fautes commises par le genre humain alors que l’encens, vient pour être agréable à D ainsi que l’a écrit le roi Salomon, dans les Proverbes (27,9) les parfums et les aromates réjouissent le cœur c’est ainsi qu’à la fin du shabbat ou d’une fête, la havdala est faite en respirant des parfums ou des aromates car, lors de ces jours où l’homme se réjouit et où il reçoit un supplément d’âme, à la séparation entre ces moments agréables et les jours ordinaires, l’homme a besoin de respirer de bonnes odeurs pour avoir la force morale d’affronter les soucis « laissés à la porte » de notre vie quotidienne en allumant les bougies du shabbat et de la réception de la sainteté et de la spiritualité, dont D donne la jouissance une fois par semaine ou à des dates choisies.

Jérusalem et toute la périphérie profitait des bonnes odeurs puisque l'on disait que ces parfums étaient perceptibles depuis Jéricho !

L'encens ou Ketoret renferme des secrets très puissants. L'un d'eux est que l'encens est composé de 11 éléments lesquels correspondent aux 11 écorces d'impureté qui entourent le monde et seul le Messie saura les briser pour libérer le monde des cercles d'impureté qui l'entourent.

Le Ari zal (Rabbi Itshak Louria) met en présence ces 11 écorces avec les 11 tentures du tabernacle et les 11 malédictions contenues dans la péricope de Ki Tavo.

Pour qu'une bonne harmonie règne dans un foyer et pour préserver les membres de la famille, il est recommandé de faire écrire ce Pitom HaKetoret par un sofer sur un parchemin, l'encadrer et le suspendre dans la maison.

A noter : cet encens devait être brûlé sur un autel particulier situé dans le Saint des Saints, donc "tout près" de D et non pas à côté de l’autel des sacrifices où la chair des sacrifices était consumée. L’intensité des parfums était telle, qu’elle masquait à elle seule l’odeur de la viande consumée, l’odeur du nettoyage des intestins des animaux etc… et parfumait les vêtements sacerdotaux d’une odeur agréable.

Aujourd’hui, alors que pour l’heure, le Temple n’est plus en service, les prières, les textes que nous étudions, les psaumes que nous lisons viennent à la place des sacrifices mais doivent être aussi agréables à D que l’encens qui était brûlé sur l’autel ou que les lumières alimentées par l’huile d’olives pure sur la menora.

Sans omettre le fait que l’huile d’onction qui était utilisée pour la consécration des prêtres (cohanim) était aromatisée par des plantes citées dans cette parasha de Ki Tissa. Ainsi, l’eau qui par la tevila purifie un être, l’huile ou les parfums interviennent également dans ce processus. Parmi les aromates composant l’encens, tous ne sont pas d’odeur agréable l’un d’entre eux n’est pas vraiment agréable mais le symbole est fort : חלבנה le galbanum est une essence d’une odeur forte. Le principe étant que toutes les composantes

du « ketoret » devaient être réduites en poudre très fine et mélangées de manière à ne pouvoir distinguer un grain d’un autre tout comme lorsque le peuple fait teshouva, tous les Bené Israël se ressemblent.

Cet encens à nul autre pareil est le moyen d’exprimer la gratitude de l’homme à son Créateur et c’est la raison pour laquelle, il est interdit à quiconque de composer le même encens pour son usage personnel.

1 - Storax ou styrax ou benjoin ou encore "jaoui".
2 - Sorte d'onyx.
3 - Ferula gummosa plante ombellifère très utilisée en parfumerie.
4 - Oliban.
5 - Commiphora (opobalsamum) gileadensis ou baume de Guilead ou Myrrhe de la Mecque
6 - Ou "casse" en français.
7 - Saussurea costus plante aromatique très odirante.

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