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HAFTARA "VAYAKHEL PEKOUDEY"

Caroline Elishéva REBOUH

DES MATERIAUX INCONNUS

Cette année, nous lisons les sidroth de Vayak’hel et Pekoudey ensemble. Dans ce cas si nous ne lisons ni la sidra de shabbat Para ou de shabbat hahodesh, c’est la haftara de Pekoudey qui sera lue dans les synagogues.
Pour la communauté séfarade, il s’agira de la lecture dans le livre des Rois traitant de la construction du palais royal de Salomon.

Dans les communautés ashkenazes on lira un extrait situé juste au-dessous de celui cité ci-dessus où il est question de la construction du Temple de Jérusalem par Salomon.

J’ai donc pensé qu’il serait bon d’éclaircir certains points sur les matériaux qui ont servi à cette construction sur lesquels on ne trouve pas beaucoup d’explications :

Tout d’abord, je voudrais souligner que D dans Son infinie Sagesse a énuméré des matériaux qui semblent à première vue évidents mais qui ne le sont pas vraiment. En effet, l’offrande demandée concernant l’or, l’argent, le cuivre, les peaux de bêtes etc…. sont des matériaux qui trouvent leur origine pure dans les éléments de la nature :

- le règne animal avec les bêtes (peaux de bêtes, poils de bêtes…),
- le règne végétal avec les plantes utilisées soit pour leurs fibres soit pour leurs vertus colorantes ou pour leur bois….
- Le règne minéral avec les métaux précieux et les pierres précieuses,
- Le monde marin avec l’utilisation de mollusques pour la couleur turquoise,

Le tout travaillé et façonné par des hommes et des femmes alliant leur générosité à leur savoir-faire et D. les bénissant en les inspirant dans la façon d’opérer.

Cette élaboration allie donc le travail de l’homme avec tous les éléments du monde que D lui a donné et dont IL lui a permis de profiter mais aussi en alliant les quatre directions et le symbole des quatre éléments sur lesquels se base l’humanité car chacune des composantes du Mishkan est dirigée vers l’est, le sud etc…

Certains éléments ne sont pas traduits en français et même en hébreu ils paraissent impénétrables ainsi il est question de peaux de tahash, de bois de shittim etc… je vous propose de donner ici quelques explications :

LES PEAUX DE TAHASH : Cet animal est rappelé à plusieurs reprises dans le livre de l’exode ainsi que dans le livre des Nombres. Onkelos a traduit le mot « tahash » par le mot « sasgouna » qui signifie : multicolore. Selon d’autres citations bibliques il apparaît que la peau de tahash était recherchée et chère et qu’elle était multicolore. Cet animal n’existe plus et, sans doute réapparaîtra-t-il pour le troisième Temple à moins que nous n’accumulions beaucoup de mérites et que D décide de le faire descendre des cieux entièrement reconstruit. D’après le commentaire de Rashi sur une question posée dans le Talmud, massekhet shabbat (28a), le tahash aurait été une bête impure mais dont la peau aurait été tigrée de différentes couleurs qui s’apparenterait à la genette commune.

Cependant les opinions sont différentes dans le Talmud de Jérusalem où il serait plutôt question d’une façon de traiter les peaux ou bien d’une façon de teindre les peaux. Mais, le Tana R’ Yéhouda répond à tout cela que le tahash était une bête d’assez grande taille avec une corne sur le front (sorte de licorne) que cet animal était pur et qu’il était rayé de six couleurs différentes.

Dans la traduction des Septantes, tahash ne serait ni plus ni moins qu’une nuance de bleu foncé tendant vers le noir.

ATSE SHITTIM (LES BOIS DE SHITTIM) :

Le Midrash rapporte que lorsque Jacob descendit en Egypte, il transporta avec lui des âtsé shittim que l’on traduit par acacia ou robinier mais, il s’agirait plutôt d’une sorte de cèdre-acacia qui s’acclimaterait au désert. Jacob mû par l’esprit prophétique en planta beaucoup et notamment aux abords du mont Sinaï où se trouvait une véritable forêt de "shittim".

Avant de mourir, Jacob dévoila à ses enfants que viendrait le jour où ils seraient délivrés du pays d’Egypte et que D demanderait aux Bené Israël de construire un mishkan pour résider au milieu de Son peuple et qu’il leur serait nécessaire d’avoir des arbres de shittim qu’ils devraient prendre avec eux. Les Egyptiens se demandèrent selon certains exégètes pourquoi ils prenaient les arbres détaillés en planches et il leur fut répondu que même pour un séjour de trois jours de sacrifices au Mont Sinaï il leur faudrait construire des cabanes pour s’abriter, nous commente Ibn Ezra et Abravanel ajoute que cette sorte de cèdre est d’un bois robuste et très léger.

L’azur était obtenu à partir d’un mollusque, ainsi que le pourpre, et quant à la couleur écarlate ou carmin tirant sur le vermillon, elle provenait d’un insecte que l’on utilisait pour teindre les tissus. Les tentures du Tabernacle étaient confectionnées en laine teinte dans l’une de ces teintes selon les besoins.

PIERRES PRECIEUSES : Les épaulières sur chacune desquelles étaient gravés les noms de six tribus étaient des pierres d’ONYX.

Sur le HOSHEN MISHPAT se trouvaient quatre rangées de trois pierres chacune et, souvent on ne traduit pas les noms des pierres précieuses et voici donc : sur la première rangée se trouvaient enchâssées les pierres suivantes :

1 – ODEM/ RUBIS -- PITDA/TOPAZE -- BAREKET/EMERAUDE

2 – NOFEKH/GRENAT – SAPIR/SAPHIR – YAHALOM/DIAMANT

3 – LESHEM/OPALE – SHEVO/TURQUOISE—AHLAMA/AMETHYSTE

4 – TARSHISH/AIGUEMARINE – SHOHAM/ONYX – YASHPE/JASPE

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