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PARACHA TSAV : 12 Nissan 5777 – 8 avril 2017

Lecture de la Torah : Tsav, Lévitique 6:1 - 8:36

LA FLAMME  EST ETERNELLE
Caroline Elishéva REBOUH

Cette sidra nous entretient d’un autre aspect de la tâche du Cohen. La Torah rapporte que HaShem a demandé à Moïse "d’ordonner" à Aharon et à ses fils ; les  Sages notent que ce n’est pas ainsi qu’il faut le comprendre mais dans une acceptation différente : se hâter להזדרז .

Le fait de se hâter, de s’empresser,  signifie que l’homme met toute sa volonté et tout son amour pour HaShem. Rabbi Moshé Hayim Luzzatto[1] en évoquant le zèle précise que la personne qui ne serait pas zélée risque bien souvent de se priver de l’accomplissement  de mitsvoth qui pourraient fort bien ne plus se représenter et en conséquence, avoir négligé l’accomplissement d’une mitsva ou d’un acte quelconque pourrait manquer à cette personne au moment de rendre des comptes le moment venu,  car les choses qui pourraient paraître insignifiantes sont, en réalité, complémentaires les unes des autres.  Manquer l’occasion de faire ce qui se présente et de le faire en temps voulu, empêche la personne de réussir, ainsi qu’il est dit :  זריזות היא חצי מזל  le zèle est la moitié de la chance.

L’essentiel de cette péricope est l’accent mis sur la volonté de l’être humain à sublimer ses instincts et son penchant. Si l’on est persuadé qu’une étincelle divine se trouve dans chaque être humain, il revient à dire que pour chacun, l’effort - pour faire revivre cette étincelle et la transformer en flamme – est minime. Il suffit d’un peu d’amour et de lumière pour faire revivre cette étincelle et la transformer en flamme.  C’est en se référant au verset suivant de notre parasha que nous en percevons la promesse (lévitique VI, 6)  :

"אש תמיד תוקד על המזבח לא תכבה"                                       

                Un feu continuel sera entretenu sur l’autel, il ne devra point s’éteindre

En cela il faut comprendre que c’est par la volonté humaine et par l’action humaine que se produit cet entretien qui maintient le feu, l’éclat, la chaleur. 

Si ce verset est  répété c’est parce qu’il fait allusion à quelque chose : le sens est que l’étincelle  de l’âme juive ne s’éteint jamais et c’est pour cela qu’à n’importe quelle occasion, même dans les situations les plus désespérées, l’âme s’éveille et s’ébranle faisant repartir et étinceler à  nouveau les feux les plus mourants. C’est ici une parabole car c’est en entretenant le feu par l’ajout de bois par le Cohen que les flammes continuent à se consumer. Sur un autre plan, en mystique juive, l’autel sur lequel on allume le feu, où sont offerts les sacrifices, et où est balancé l’encens, est un haut lieu du Saint des Saints. Le Temple tout entier correspond au corps humain et le Saint des Saints correspond  à ce que l’homme compte de très précieux : sa tête, siège de ses pensées, de sa réflexion, de ses intentions. 

En donnant la Torah à l’homme D permet à la créature de pouvoir guider et diriger ses pensées et de les canaliser.  L’être humain ne peut pas toujours se dominer et ne parvient pas obligatoirement à s’obliger à avoir des pensées adéquates.

Le corps de l’homme sert de rempart à l’âme et, tant que le corps vit, l’homme peut corriger son âme, la parfaire, et la renforcer, car, a-t-on coutume de s’exprimer en mystique juive, l’âme est un "produit brut" qu’il est possible de façonner tant que l’homme évolue dans ce monde mais… dès que l’homme se retrouve "dans son milieu originel" (la terre), il ne lui sera plus possible de modifier quoique ce soit et il restera tel qu’il aura été perçu sa vie durant. "Tout ce qui se présente à toi fais le car, il n’y aura ni activité, ni projet, ni science, ni sagesse dans le shéol (tombeau) vers lequel tu te diriges"[2].  

Si donc, le corps sert de rempart à l’âme, il n’est pas permis pour autant d’attenter au corps humain comme entailler son corps, ou y faire des tatouages. Le Rambam en parle largement, et, aujourd’hui la science permet à ceux qui, dans leur jeunesse se sont laissés tenter par cette mode, et le regrettent par la suite, d’effacer d’une manière ou d’une autre. Dans la cabale, l’on précise qu’en faisant un tatouage, une cicatrice profonde marque l’âme[3]. Il n’est pas question que de ceci mais aussi des différentes modes qui consistent à insérer des objets divers sous la peau ou dans le lobe des oreilles, sur la lèvre inférieure (femmes à "plateaux") etc…. 

La médisance, la colère, la rancune, la vengeance sont des comportements inadaptés à l’âme juive et les sages précisent pour renforcer cette idée : כל המעביר על מידותיו, מעבירים לו על כל פשעיו  Rashi sur Guemara Rosh Hashana 17 a  c’est-à-dire que dans le ciel on juge l’homme tel qu’il  s’est conduit avec ses semblables et,  en conséquence, s’il a été conciliant, patient, s’il a pardonné volontiers, cela lui sera "rendu".


[1] Désigné sous l’acronyme Ramhal (né à Padoue en 1707 et mort à St Jean d’Acre –Ako- en 1746) était rabbin, cabbaliste, poète et écrivain, réthoricien. Auteur du «Sentier de Rectitude » et d’une quarantaine d’autres œuvres en Cabbale et philosophie mais aussi des œuvres littéraires profanes.

[2] Le Roi Salomon l’Ecclésiaste IX, 10. כל אשר תמצא ידך לעשות – עשה......

[3] Il n’est pas question ici des tatouages forcés faits de force sur les victimes du nazisme en déportation.

 

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