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PARASHA VAYE’HI – 14 janvier 2017 (16 Tevet 5777)

TREIZE A LA DOUZAINE - Genèse 47, 28 - 50, 26

Caroline Elishéva REBOUH

Avec cette section, nous parvenons au terme du premier tome (Bereshit ou Genèse) de la Torah.

Nous avons, au cours des études hebdomadaires, fait la connaissance des personnages qui ont donné au peuple son identité. 

Bereshit marque un tournant car, nous allons aborder une autre sorte d'histoire : non pas celle d'individus uniques mais celle d'une entité : les Hébreux deviennent un peuple, ils ne seront plus les descendants de Jacob ou d'Israël, mais, UN peuple juif avec ses lois et ses codes, UN peuple qui va entrer en possession de SA terre.

C'est au cours de Vayehi que se produit encore une transformation : les 12 tribus de Jacob, se transforment en 13 tribus car celle de Joseph se sépare en 2 : celles d’Ephraïm et Menashé, les petits-fils de Jacob qui prennent statut d'enfant et non de petit enfant alors que ce ne sera le cas pour aucun des onze autres fils de Jacob.

Qu’est-ce à dire ? Sur les onze autres fils d’Israël, aucun d’entre eux n’a-t-il suffisamment de mérite ou de caractère pour être distingué de son père ? La réponse à cette question se trouve au moment où, Jacob, installé depuis 17 ans à Goshen, sent ses forces le quitter et où, Joseph accourt au chevet de son père, accompagné de ses deux fils : Menashé et Ephraïm.

Le vieil homme, désire bénir les enfants du fils aîné de son épouse vénérée Rahel. Joseph guide ses enfants afin que Menashé, l’aîné des deux frères, se trouve à la droite de Jacob et qu’Ephraïm le puîné, se trouve à la gauche du patriarche lequel pose sa main gauche sur la tête de l’aîné et la droite sur le cadet croisant ainsi ses bras. Joseph, pensant que son père s’est trompé veut corriger la position des mains mais, Israël s’y oppose en dévoilant au père des deux jeunes garçons que le cadet des deux sera beaucoup plus puissant que l’aîné. Cependant qu’entre les deux jeunes-gens règne un amour sincère bien au contraire de ce qui s’était passé pour leur père et ses frères lorsque leur haine gratuite a entraîné un cataclysme dans la vie familiale. Nous reviendrons infra sur la raison profonde qui motiva cette bénédiction.

Le déséquilibre familial a souvent été menacé : il fut amorcé avec le viol de Dina – fille de Léa, la perte de Rahel, l’exil forcé de Joseph, une sorte de dépression de Jacob avec une "atténuation" de son don prophétique.

Bien que les derniers moments du patriarche soient arrivés, ce déséquilibre continue à exister ainsi, en bénissant ses fils, Jacob, l’homme tout en douceur et harmonie, l’homme empreint de Torah, n’hésite pas à adresser de vifs reproches à ceux de ses fils qui ont agi comme Shimon et Lévi en obéissant à la colère aveugle en vengeant l’honneur de leur sœur et de l’illustre famille ; ou bien, comme Réouven, qui, (d’après les commentaires de Rashi) "récupéra" la couche de Jacob de la tente de Rahel pour la replacer chez Léa.

La Torah indique que malgré tout, les fils de Jacob étaient bien douze, soulignant en ceci que malgré ces fautes aucun des fils ne fut retranché de sa fratrie.

En observant les détails qui distinguent les patriarches entre eux et les descendants de Jacob entre eux et Jacob d’Israël, nous pourrons voir que le seul des patriarches à être né en pays de Canaan à y avoir vécu et qui y mourut est Isaac. Il est en quelque sorte l’axe autour duquel s’articule le peuple tout entier.

Alors qu’Abraham a vu le jour dans un pays dont les futurs dirigeants vont détruire notre Temple et vont exiler le peuple, Abraham s’est rendu en Egypte mais, il est décédé en Canaan. Jacob, pour sa part, est né en Canaan, mais, pourchassé par son frère Esaü (Edom) préfigurant toutes les époques où le Juif fut pourchassé par Edom, entre autres. Jacob, à la différence de ses pères est mort en exil mais, jamais l’appel de la Terre ne lui fit défaut.

La différence entre Jacob et Israël est que Jacob est l’être paisible imbibé de Torah et de crainte de D en revanche : Israël est celui qui combat et meurt les armes à la main pour ne pas perdre son identité.

Lorsque Jacob rencontra Esaü, souvenons-nous : il fit allusion au fait que bien qu’il ait été exilé parmi des païens, Jacob est resté fidèle au judaïsme tel qu’il l’avait appris chez Eber, en "yéshiva". Le parallèle pourra être tiré entre lui - troisième et dernier des patriarches – et Joseph : tous deux ont été pourchassés, l’un par son unique frère qui le haïssait de toute son âme et l’autre par ses dix frères,( Benjamin n’étant encore qu’un tout jeune enfant) à cause d’une haine gratuite telle qu’elle peut s’exprimer entre frères qui plus est de mère différente. Malgré cette haine, et parce qu’il fut élevé dans le respect de la Torah, Joseph s’était forgé une âme suffisamment forte pour lutter et protéger son âme et son corps d’un environnement hostile et impur à un degré tel qu’il n’a pas son pareil et pourtant, non seulement il s’est sauvé lui-même mais encore, il n’a pas épousé d’Egyptienne mais Osnat fille de Dina, et a élevé ses enfants Ephraïm et Menashé dans le respect de la Torah.

Ainsi s’explique ce mérite des deux fils de Joseph, mérite que nous rappelons aujourd’hui encore par la formule de bénédictions prononcée sur les enfants par leurs parents.

Caroline Elishéva REBOUH

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