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HAFTARA CHEMOT (Isaïe 27:6-28; Isaïe 29:22-23)

JEREMIE SE LAMENTE SUR JERUSALEM

Cette sidra de CHEMOT possède deux haftaroth selon qu’il s’agisse du rite Ashkenaze ou du rite Sefarade. Dans les synagogues Ashkenazes, on lit 3 passages tirés de la prophétie d’Isaïe alors que dans les synagogues sefarades, c’est dans Jérémie que l’on va trouver la lecture prophétique correspondant à cette paracha.

Qui était Jérémie tout d’abord ?

Son père Hilkya de la tribu de Benjamin était cohen à Anatot à Jérusalem. 

Jérémie fut contemporain de Tsephaniya (Sophonie) et ils vécurent sous le règne du roi Yoashiahou au VIème siècle avant l’ère vulgaire au royaume de Juda. Hilkyahou retrouva un sefer Torah et c’est ce qui donna à Yoashiahou (Josias) la motivation nécessaire pour faire "teshouva" et opérer dans son royaume la chasse aux idoles et aux idolâtres ce qui lui valut de ne pas être présent lors de la destruction de Jérusalem par la suite.

Dans cette haftara on va retrouver une parabole : celle de la branche d’amandier fleurissant tout comme il est question dans la haftara d’Isaïe de l’arbre (représentant les enfants de Jacob) dont les racines s’étendent et dont les bourgeons fleurissent pour couvrir le monde de fruits. Aussi bien dans Isaïe que dans Jérémie, les visions prophétiques concernent un peuple qui est en exil comme dans la sidra de la semaine et si dans la Torah il s’agit d’un exil qui va prendre fin dans les livres d’Isaïe et de Jérémie il est question d’un exil qui va survenir et qui va atteindre le peuple dans sa chair, sans toutefois empêcher le dessein divin de se produire puisqu’aujourd’hui nous voyons que le peuple qui est encore en exil a bien fructifié malgré les exactions commises contre lui et que, grâce à D, le peuple juif "éclaire" le monde entier.

Aussi bien dans Jérémie que dans Isaïe, la différence entre le peuple juif et les autres nations qui voudront toujours détruire Israël est que le Créateur, même lorsqu’IL est en colère contre Son Peuple et veut le punir, IL traite de toutes manières Ses sujets avec plus de miséricorde que lorsqu’IL désire punir les autres peuples qui ne Le reconnaissent pas et, dès qu’un Juif fait teshouva, IL agrée cette repentance et récompense Son sujet.

L’un des versets d’Isaïe attire justement l’attention (surtout en hébreu) : où le prophète écrit : הַכְּמַכַּת מַכֵּהוּ, הִכָּהוּ: אִם-כְּהֶרֶג הֲרֻגָיו, הֹרָג

D les a-t-IL frappés comme IL frappa leurs agresseurs? Ont-ils péri comme périrent les victimes atteintes par Lui?

La différence réside dans ces deux membres de verset entre l’emploi de ces deux verbes : להכות (léhakoth) frapper et להרוג (laharog) tuer ou périr et faire périr et le lecteur peut faire la différence entre la force mise dans l’emploi de ces verbes car, certes, frapper peut inclure la nation de mort (frapper à mort) mais il peut aussi transmettre simplement l’image du coup alors qu’en revanche tuer est bien donner la mort, et donc, frapper avec d’avantage de rigueur ou de force.

Ainsi, l’astuce réside-t-elle en l’effort de la repentance et en la volonté de la correction de soi-même et de ceux qui nous entoure puisqu’Israël est une entité composée de multiples facettes.

Caroline Elisheva REBOUH

 

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