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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

 e-mail : morechet@morial.fr -  lescollecteursdememoire@morial.fr

L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

 

En 1950, Alben Ruimi, dit Blond-Blond, vit à. Paris où il se produit tous les soirs au cabaret oriental "Au soleil d'Algérie". Il est déjà très connu et estimé de tous pour sa gentillesse, la grandeur de son cœur et son talent.

Il rencontre des sommités mondiales tel que le Roi Farouk d'Egypte, les grands chanteurs Abdlouahab ou Farid EL Atrache, de nombreux producteurs ou stars d'Hollywood comme, par exemple, Rita Hayworth, Esther Williams ou John Wayne.

Il travaille également, et avec beaucoup de succès, dans des soirées familiales. Et pourtant il lui manque quelque chose : Oran, sa bonne ville natale où il retourne le plus souvent possible.
Précisément, au cours d'un de ses séjours à Oran, il se trouve nez à nez avec Femand Martinez, propriétaire du grand Hôtel qui porte son nom et de la Pergola. Il convient avec lui de donner un gala à Kippour, après le jeûne. Mais qui va l'accompagner dans son style? Les jeunes musiciens de l'époque ne sont pas encore à la hauteur pour le suivre dans sa musique modeme et fantaisiste.

On lui présente alors le pianiste juif qui mélange le boogie, woogie et la larino avec le judéo-andalou et le maghrébin, un certain Maurice El Medioni.

Ce jeune artiste a un style semblable à nul autre, qu'il a créé avec ses dix doigts et son inspiration. C'est le coup de foudre entre Blond-Blond et Maurice qui le présente à tous les artistes du moment, le fait participer à tous les galas comme par exemple aux Opéras d'Oran et d'Alger, etc...

A cett époque là, Blond-Blond était au sommet de sa carrière : il se produisait à Canastel, à la Pergola, avec Lili Labassi ou Line Monty et même à la télévision. Dans les années qui suivirent, il nous arriva souvent d'être séparés. Je m'installais à Marseille, délaissant la carrière musicale pour le Commerce tandis que Blond-Blond poursuivait ses galas et ses soirées dans la région parisienne.

En 1992, il est venu à son tour vivre sous le soleil de la Cannebière et nous avons alors souvent travaillé ensemble toujours dans la plus grande courtoisie. Nous nous aimions comme deux frères.

Le 14 septembre 1998, on me sollicite pour un grand gala Bruxelles, on veut Reinette l'Oranaise pour les besoins d'un film. Je l'engage avec moi er j'obtiens également la participation de Blond-Blond. C'est un grand succès. Malheureusement, Reinette nous quitte deux mois plus tard et Blond-Blond l'année suivante.

Je ne voudrais pas terminer cet article sans remercier tous ceux qui ont donné leur affection ce charmant garçon que fut Blond-Blond et en particulier Berthe, nièce de Reinette, et son mari Max qui le recevaient très souvent dans leur établissement. Tous les autres que ne peux pas citer un par un, savent que je sais combien ils ont été gentils avec lui. Avec eux, je peux solennellement dire notre cher Albert « nous ne t'oublierons jamais

Maurice Medioni

 
 
 
 
 

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