logo_transparent1.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

e-mail : morechet@morial.fr

L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

 

Rejoignez nous
sur FACEBOOK !

 

Calendrier

Décembre 2017
L Ma Me J V S D
27 28 29 30 1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Les Juifs d’Algérie : Les enfants prodigues de la France

Par Charles Baccouche

Le départ des Israélites vers la Terre Promise. Scène algéroise Tableau du peintre anglais William Wyl – 1840

Entourée par deux pays arabo-musulmans, l’Algérie n’existait pas avant l’arrivée des français en 1830

Cette vaste contrée entre la Tunisie et le Maroc conquise par les Romains, les Arabes les Turcs sans jamais former un pays, restant simple colonie des envahisseurs ou toujours future et impossible Ouma, des tribus arabo islamiques guerroyant entre elles jusqu’en Espagne Andalusia.

Puis ces territoires tout en longueur bordés au sud par le plus grand désert du monde et au nord par la méditerranée c'est-à-dire "la mer au milieu des terres" furent soumis à la Puissance ottomane, et vécut sous la coupe des Janissaires que la "Sublime Porte" envoyait pour lever taxes et impôts, sous la faible autorité du Dey d’El Djezira pour pressurer les tribus et les juifs bien sur, à la pointe du sabre, lorsque les finances d’empire Ottoman l’exigeaient.

Des siècles sont passés jusqu’au coup de l’éventail qui amena une grande Puissance européenne, chrétienne de surcroit, à débarquer à Sidi Ferruch La France Nation d’élite, fière et sure d’elle arriva avec ses Arts, ses Armes et ses Lois, unifia cet immense espace bien plus vaste qu’elle-même, ce qui en fit autour d’Alger, puis de proche en proche, un pays à la française avec ses Divisions administratives, ses Régions militaires, ses Administrateurs "coloniaux" on les reconnaissait d’ailleurs grâce au casque du même nom, en forme d’obus, blancs, et sangles jugulaires.

Cet espace pacifié par la force pour des décennies, et par et l’arrivée d’européens de toutes sortes et d’abord des français pauvres, des indésirables politiques, des réprouvés, devint une terre de bâtisseurs, d’agriculteurs, de capitaines d’industrie.

Dans cet immensité divisée entre tribus berbères, en Kabyles de la grande et la petite Kabylie, en Chaouïas des Aurès, vivaient aussi des familles juives réunies en Tribus, dites plus tard communautés, qui, depuis des millénaires : Les métouchavims présents depuis des temps immémoriaux, rejoints par les megourachim au 13ème siècle, ont connu toutes les civilisations et tous les empires qui se sont disputés la Méditerranée, éparpillées mais vivant en communautés charpentées.

Mais, allez vous y retrouver avec les juifs, ils sont dispersés mais en Communautés, pourtant ce n’était pas faute de les pressurer un peu plus que les tribus berbères qui, elles, avaient eu la chance de connaitre l’ultime révélation du Prophète.

Alors que ces infidèles ces déviants étaient ravalées à la lie de la terre, diminués dans leurs tenues (des cornes et autres bizarreries vestimentaires) pour leur rappeler leur déchéance de n’avoir pas reconnu le Prophète comme le dernier et plus grand Serviteur d’Allah.

Voués aux travaux les plus vils, cordonniers ferblantiers, matelassiers, ils étaient signalés au mépris et à la vindicte des vrais croyants, qui eux avaient droit au cheval et à la mule. Des trottoirs, le juif ridicule dans son accoutrement devait descendre pour céder le passage au mahométan qui, dans sa magnifique mansuétude ne le giflait pas nécessairement à chaque fois comme c’était son bon droit.

Le Juif devait chausser des babouches coupées à demi pour que ses talons trainent sur le sol, de crainte qu’il imagine que sa malédiction pouvait s’interrompre même un instant. C’est dans ce Paradis que vivaient ces réprouvés, les plus misérables de tout le Maghreb, mais persistant sans raison dans l’Être, enfin un être auquel tout leur environnement leur conseillait de renoncer.

Voilà que les français se prirent d’une tocade ou d’une stratégie du «diviser pour régner» ou sous la pression de forces humanistes en France (Crémieux notamment) en 1870 et attribuèrent en bloc et sans les consulter, la nationalité française aux juifs d’Algérie.

Cela ne pouvait pas aller tout seul, de Drumont se faisant tirer par des chevaux dans les rues d’Alger, lui le roi de l’antisémitisme; aux Caïds, Ulémas et autres Emirs (Qu’on sait pas comment ils ont fait), c’était insupportable, alors que pour les Communautés juives dispersées sur ce vaste territoire qui soudain s’était trouvé le nom d’Algérie, cela fut une grande nouvelle, ils passèrent sans transition de statut de Dhimmis au statut de citoyens français avec les mêmes droits que les "vrais français de France" (comme on dit chez nous) de vote, d’éligibilité, d’écrire, de s’exprimer, d’étudier, d’exercer toutes les professions, de sortir de l’obscurité de l’obscurantisme, et s’ébrouer enfin au soleil de la France s’imposant sous le soleil d’Algérie.

Juifs du paradoxe, ils furent et sont restés français jusqu’au bout de leur culture, mais fidèles aux anciennes traditions de leur peuple,

Regardez les, les Juifs de chez nous avec leurs racines plantées aux plus profond de la terre de leurs pères, leur joie et leur bonté déversées sans compter sur les autres qui ne sont pas eux.

Regardons les, ces Juifs d’Algérie chassés de leur terre de lumière, ramenant en France les antiques coutumes et les rites, leurs chants, leurs fêtes qui sont uniques parce qu’ils rappellent que c’est un bonheur que d’être juif, de retrouver dès le réveil sa famille, dans la maison ou les aromes du café et des beignets au miel imprègnent l’atmosphère.

Cette fidélité est restée, longtemps après le douloureux départ, une source de la joie de chaque jour d’être nés juifs et français, dans les espaces immenses de leur terre d’avant, l’exode vers les grisailles de l’Europe.

Les Juifs de "là-bas" ont ramené les fêtes qu’on disait les "Moeds", les Shabbats les "taamim" de la lecture des parachiot du samedi et l’odeur de l’anisette à la sortie des synagogues.

Ils racontent leurs rabbins qui entraient le samedi dans les maisons en chantant des airs merveilleux uniques qui transformaient les villes en autant de petites Jérusalem. Regardez les, les Juifs d’Algérie, ces français amoureux de la Terre d’Israël, que jamais dans les ténèbres de leu exil, ils auraient oubliée ou délaissée.

Depuis la nuit des temps, il a toujours existé un courant de départs des Juifs d’Algérie, vers la Terre Sainte. Il serait vain de tenter de justifier leur choix de vivre en France ou en Israël.

En réalité, l’Histoire ne leur a guère laissé de choix. Dvenus français, à leur insu, ils ont émergé comme une partie intégrante du peuple français, sans renoncer à leur traditions. Leur histoire ne peux être comparée avec celles de leurs frères du Maroc, de Tunisie ou Ashkénazes : elle est exceptionnelle et méconnue.  Une partie toutefois s’est implantée au pays des hébreux, sur les villes côtières ou dans le Néguev, ils sont comme leurs frères.

Le peuple juif est une bénédiction pour les Nations.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

MORIAL - Association loi de 1901 - Le nom MORIAL est déposé à l'INPI © 2011 Tous droits réservés
Site réalisé Avec joomla Conception graphique et développement : Eric WEINSTEIN