logo_transparent1.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

e-mail : morechet@morial.fr

L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

 

Rejoignez nous
sur FACEBOOK !

 

Calendrier

Février 2018
L Ma Me J V S D
29 30 31 1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 1 2 3 4
Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

La Synagogue Santa María la Blanca de Tolède

synagogue Ibn Shushan, l’ancienne synagogue de Tolède, Santa María la BlancaSynagogue Ibn Shushan, l’ancienne synagogue de Tolède, Santa María la Blanca

Connue à l'origine sous le nom de synagogue Ibn Shushan, l’ancienne synagogue de Tolède, Santa María la Blanca est l'un des plus beaux monuments du quartier juif de Tolède.

L’édifice a été construit en 1180 comme l'atteste une date en hébreu sur l'une des poutres. Ses vingt-cinq arcs en fer à cheval et ses trente-deux colonnes donnent l’impression d’un espace imposant.
 On constate la variété des chapiteaux et la ressemblance de l’édifice avec les mosquées andalouses.
 
 
Rappel historique
 
L'édifice fut érigé en territoire chrétien par des maçons maures et fut financé par la communauté juive de la ville de Tolède, représenté par don Yosef ben Shoshan.
 
Une fois terminée, elle fut nommée « grande synagogue ». Pendant des années, les juifs tolédans vinrent dans cette synagogue pour prier et étudier le Talmud, mais cette période prit fin lors de l'attaque de la Juiverie en 1355 et des massacres de 1391.
 
En 1492, les juifs d'Espagne, les « Séfarades », seront ensuite expulsés du royaume par les Rois catholiques, ou bien forcés de se convertir à la religion officielle.
De 1600 à 1791, elle devient un simple oratoire, puis sert de caserne. Elle est restaurée en 1851 et déclarée monument national, Aujourd’hui elle estdevenue un musée ouvert au public
.
 
Extrait du livre "Les Bûchers d’Isabelle la Catholique" de Didier Nebot (sortie en librairie le 18 janvier 2018)
 
Tableau correspondant au saccage de la Synagogue Ibn ShoshanTableau correspondant au saccage de la Synagogue Ibn Shoshan
Par cette chaude journée de l'été 1405, comme chaque année à la même époque, Elie, Solal et bien d'autres s'étaient réunis dans ce lieu saint pour honorer la mémoire des morts de 1391.
 
Quatorze ans après, cet anniversaire restait toujours placé sous le signe du recueillement et de la tristesse. Perdus dans la méditation et la prière, ils ne prêtèrent pas attention au brouhaha que l'on entendait dans le lointain.
 
Mais celui-ci se fit plus pressant, les bruits de là-bas devinrent les cris d’ici, le martèlement des pas crût comme un écho d'enfer, une foule déchaînée envahit soudain le temple. En un éclair Solal reconnu Vincent Ferrer à la tête de la meute, couvert de sang, les habits en lambeaux, il poussait des cris de haine.
 
Tout occupé à haranguer ça trompe, ce dernier n'aperçut pas l'enfant du cimetière. C'est alors que le chétif rabbin Benmaïorque, que rien pourtant ne prédisposait à l'héroïsme, monta sur la Tébah et, d’une voix hésitante, entonna le Chema Israël. La foule des assaillants, armée de pics et de lances, regarda Vincent Ferrer. Celui-ci toisa le petit homme. Les juifs, sans quitter des yeux les chrétiens, joignirent leurs voix à celle du rabbin, leur chant s'élevait, grave, vers le ciel.
 
Mais ils ne purent terminer leur litanie; un chrétien monta sur l'autel, s'approcha du pauvre rabbin qui continuait, pâle comme un mort, à réciter la prière, et lui mis la main sur la bouche:
" Arrête, juif maudit", dit-il. Puis le saisissant par la taille, le fit tournoyer dans les airs et le projeta au milieu des objets et des livres sacrés. Le rabbin, tout ensanglanté, se releva en titubant, remit fébrilement sa calotte, chercha du regard son châle de prière. Mais la brute était déjà sur lui et, ivre de colère, lui donnait sur la tête et le corps une dizaine de coups de pied. Personne n'osa s'interposer.
Le rabbin Benmaïorque mourut sous les vivats de ses bourreaux, devant les fidèles, immobiles. Vincent Ferrer, les yeux tournés vers les cieux, remercia Dieu de son aide, laissant le peuple accomplir sa besogne.
 
Quand le corps ensanglanté ne bougea plus, le frère fou eut un sourire satisfait, puis brandit son doigt vers la porte en ordonnant d'un signe de tête aux Juifs de sortir. Ces derniers obtempérèrent lentement, sans oser s'élever contre les assaillants. Des hourras retentirent lorsqu'ils eurent vidé la place.
 
" Partez, disparaissez, juifs maudits!" cria Vincent Ferrer.
Alors la foule assassine se mit à brandir des fourches pour effrayer et éparpiller les Juifs terrorisés. Le corps martyrisé du rabbin fut jeté à l'extérieur de la synagogue. Et chacun rentra la tête basse chez lui. Dans le temple, Vincent Ferrer lacéra les objets de culte avec les lianes dont il se fouettait lui-même, renversa la tébah et déclara à la foule obéissante qu’un lieu aussi somptueux ne pouvait qu’honorer la gloire de Jésus:" Qu'il ne soit plus souillé par les ennemis du Christ, tu es pierre!" Lança-t-il en déployant ses bras, et les chrétiens répondirent:" Sur cette pierre je bâtirai mon église."
Et ce prestigieux lieu saint, devint l'église Santa Maria La Blanca.
Pour en savoir plus sur l'ouvrage de Didier Nebot cliquer "ICI ".
 
 
 
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

MORIAL - Association loi de 1901 - Le nom MORIAL est déposé à l'INPI © 2011 Tous droits réservés
Site réalisé Avec joomla Conception graphique et développement : Eric WEINSTEIN