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Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

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L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

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Le décret de l'Alhambra et le chemin de l’exil (1492)

Rappel historique
"Par le présent décret, nous ordonnons à tous les juifs ou juives, quel que soit leur âge qui vivent, demeurent dans nos royaumes [...]d’en sortir au plus tard jusqu'à la fin du mois de juillet de cette année.  Il ne leur sera pas permis de revenir dans nos Etats [...],  ils encourront la peine de mort et la confiscation de tous leurs biens".

Ce décret de 1492 était signé de Ferdinand et Isabelle, le roi et la reine d’Espagne.

 

L’arrêt d´expulsion ne laissait guère de choix aux Juifs : soit ils reniaient leur religion, soit ils partaient en exil.

Extrait du livre "Les Bûchers d’Isabelle la Catholique" de Didier Nebot (sortie en librairie le 18 janvier 2018)

A bord de la frégate Dieu le veut, deux jours après le départ, Manuel de Santos, seul maître à bord après Dieu, informa le rabbin Eli ben Zaffran, porte-parole des deux cent cinquante pauvres bougres qu’il transportait, de la décision qu’il venait de prendre : "Si vous voulez continuer votre route, il faut me payer un supplément."

"Mais nous vous avons déjà tout réglé à l’embarquement ! Comment voulez-vous que… ?"

"J’encours trop de risques avec vous. Vous sentez mauvais, vos enfants sont malades et rien ne me dit que vous n’aurez pas la peste… "

" Vous n’avez pas le droit, vous aviez promis."
"Je n’ai pas le droit ! Eh bien tu vas voir, fils de chien !"

Il appela deux de ses marins qui saisirent le rabbin et le jetèrent par-dessus bord. La mer était calme, il n’y avait pas de vent, et pendant un long moment chacun entendit les cris du malheureux. Puis ce fut le silence.

Le capitaine s’adressa alors aux proscrits, qui s’étaient blottis à l’avant du bateau : "Voilà, manants, ma réponse à votre rabbin. Maintenant, payez et je vous mènerai à bon port."

Une frêle silhouette sortit du rang : "Moi je ne peux donner davantage, je n’ai plus rien."

"Ah ! Tu n’as plus rien, ricana Santos. Tu as bien une famille quand même."
"Oui."
"Désigne-la-moi."
Tout tremblant, il montra du doigt sa femme et sa fille.

Alors le capitaine s’adressa à ses hommes : "Elles sont à vous, faites-en ce qu’il vous plaira."

Six forcenés se ruèrent sur les deux juives, tandis que deux autres frappaient le mari qui cherchait à s’interposer. Ils s’acharnèrent sur les deux malheureuses, les abandonnant après avoir assouvi leurs instincts… Les autres passagers, terrorisés, s’étaient bouché les oreilles et avaient fermé les yeux. Santos, l’œil brillant, se campa devant eux et les obligea à l’écouter.

"Celui-ci a réglé son droit de passage. Comme vous le voyez, je ne suis pas difficile, j’accepte l’or et toute autre fortune. Dois-je encore le prouver ?"

Alors, fébrilement, tous mirent en commun le peu qui leur restait et le donnèrent pour avoir la vie sauve. Cela dut suffire puisque Santos ne leur réclama rien d’autre et les transporta jusqu’au Maroc.

Des scènes similaires se déroulèrent sur d’autres navires. Un capitaine, prétextant le manque de vent, fit traîner le voyage en longueur jusqu’à ce que les fugitifs aient épuisé leurs provisions. Puis il leur vendit de la nourriture à prix d’or. Souvent, alors que les bateaux arrivaient en territoire maure, les exilés parqués dans la cale étaient vendus comme esclaves aux riches Arabes ou abandonnés sur les côtes désertes de l’Afrique. Vols, viols, meurtres, tout était bon pour profiter de leur extrême faiblesse…

Pour en savoir plus sur l'ouvrage de Didier Nebot cliquer "ICI " 

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