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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

e-mail : morechet@morial.fr

L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

Le décret de l’Alhambra Dimanche 25 Mars de 12h00 à 18h00, le Centre Communautaire de Neuilly-sur-Seine organise le Salon du livre 2018. Didier Nebot  dédicacera son ouvrage "Les Bûchers d’Isabelle la Catholique".

Décret de l’Alhambra - 20 mars 1492 : Rappel historique 

Torquemada, chef inquisiteur de toute l’Espagne présente à Ferdinand et Isabelle son projet d’expulsion des Juifs d’Espagne. Le décret signé le 31 mars, met fin à 1500 ans de vie juive en Espagne

Jusqu’au début août, environ 185 000 Juifs choisiront la route de l’Exil, dont près de la moitié iront dans l’empire ottoman, 20 000 mourront en chemin, d'autres se convertiront.

Déclenchées par les persécutions chrétiennes de Séville, de Catalogne et de Majorque (1391), puis par les expulsions d’Espagne (1492) et du Portugal (1497), les vagues d’immigration séfarade bouleversent la géographie de la diaspora juive.

La majeure partie des réfugiés gagne le Maghreb et s’installe dans les régions de Fès, Tétouan et Tlemcen, et le long du littoral méditerranéen (Oran, Alger et Tunis). Les exilés intègrent les communautés existantes. S’ils préservent leurs coutumes, ils adoptent rapidement les langues locales.

Des rabbins séfarades (Isaac ben Sheshet Barfat, Simon ben Tsemah Duran, Efrayim Encaoua), deviennent les rénovateurs et les guides spirituels du judaïsme maghrébin alors sur le déclin.

Extrait du roman historique dont l’histoire se passe sous l’Inquisition espagnole "Les bûchers d’Isabelle la Catholique" de Didier Nebot (Pages 421, 422 et 423)

" L’Alhambra ! Qui n’avait pas entendu parler de ce palais à la stupéfiante beauté, chanté par les troubadours, décrit par les conteurs, peint par les artistes… Ferdinand fit de son entrée dans le palais un symbole de sa victoire. La neige éclatait de sa blancheur sur les sommets de la sierra Névada, le cortège royal passa sous la monumentale porte après avoir grimpé la colline. Les somptueuses allées aux mille fleurs, les fontaines aux bruissements d’eau pure, les bassins calmes où se reflétait la douceur de vivre, menaient à «la rouge», nom arabe du somptueux palais.

 Ferdinand avait pris possession des lieux, la reine l’y avait rejoint, ils visitèrent chaque salle avec ravissement. Là de précieux azulejos, ici des niches sculptées avec une précision enivrante, plus loin une chambre dorée au plafond ouvragé… On découvrit la salle octogonale des Murmures, où il suffisait de chuchoter quelques mots contre un mur pour qu’un complice, à l’autre extrémité de la pièce, les entende parfaitement. La magie architecturale arabe enchanta tant Ferdinand et Isabelle qu’ils interdirent qu’on touche à une pierre de l’édifice. Qu’on détruise tous les témoignages de l’Espagne musulmane, mais qu’on garde intact ce chef-d’œuvre.

Ferdinand donna une conférence dans la magnifique salle des Ambassadeurs, là même où il avait reçu les clés de la ville. Il avait convoqué les plus hauts dignitaires du royaume pour débattre de l’avenir de l’Espagne. Chacun y alla de sa petite phrase assassine:

– Devons-nous, pouvons-nous vraiment respecter la liberté du culte chez ces musulmans que nous venons de vaincre? Ce serait une insulte à notre pays, à ses rois!

– Peut-être, mais nous avons passé un accord avec Boabdil et ne pas tenir nos engagements risquerait de nous mettre à dos tout le monde musulman.

 – Mais les juifs, alors! Aucun empire juif n’est susceptible de nous demander des comptes. Nous ne pouvons plus les tolérer. L’Espagne ne peut rester grande que sous la foi catholique. Chassons-les.

– Leur richesse est une insulte!

– Leurs synagogues, un défi permanent à notre sainte mère l’Église!

– Nous avons délivré le pays des hérétiques. Occupons nous d’eux, à présent!

– J’approuve vos propos, répondit Ferdinand. Mais n’oubliez qu’Isabelle leur a promis la liberté de culte et que, surtout, les juifs contrôlent une bonne partie de l’économie. Pouvons-nous vraiment nous passer d’eux?

– Qu’ils se convertissent, sinon nous les remplacerons! Une voix s’éleva dans l’assistance:

– Pourquoi cette sévérité ? Doit-on oublier leur dévouement, l’aide qu’ils nous ont apportée dans notre combat contre les Maures?

Torquemada, le grand inquisiteur, alors présent coupa l’importun :

– Ils n’ont agi que par appât du gain. Nous comprenons votre trouble, prince Tomaso, vous qui avez été sauvé par l’un d’entre eux. Mais les actes de bravoure de quelques uns ne donnent pas l’absolution à tous les autres. Ils n’ont de choix qu’entre l’exil et la conversion".

Renseignements pratiques

Centre Culturel et Communautaire Jérôme Cahen(CCJC)
44, rue Jacques Dulud - 92200 Neuilly-sur-Seine
Tél. 09 54 38 37 92
http://www.ccjc-neuilly.com/salon-livre-2018/

 
 
 
 
 

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