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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

 e-mail : morechet@morial.fr -  lescollecteursdememoire@morial.fr

L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

 

De Saadia Sidney Chouraqui

La prière du matin, Synagogue Kaoua en 1958.

La communauté juive n'était pas très importante, les familles étant largement disséminées. Le tramway et, plus tard le trolleybus venant du centre d'Alger, traversaient le quartier par la rue de Lyon, en direction des hauteurs de Kouba d'où on pouvait admirer le splendide panorama de la grande baie d'Alger.
Au centre de Belcourt, il y avait la belle synagogue Kaoua avec son Talmud Torah et sur les hauteurs on trouvait les nombreuses villas des grandes familles :  Chouraqui Saadia et Salomon, Cohen-Solal, Djian, Valensin, Siari, Stora et les villas de leurs nombreuses enfants.

 Tous se réunissaient le Shabbat dans la synagogue de mon grand-père Sadia situé au premier étage de sa magnifique demeure.

Cette Synagogue était richement aménagée et décorée. Au centre, la Tebat, les  sefarim recouverts de velours brodé d'or. Les chandeliers de lampe à huile étaient en argent. De riches tapis recouvraient le sol.

Lors des grandes fêtes, notre synagogue ne pouvait contenir tout le monde si bien que les fidèles devaient occuper le jardin et la véranda. Les offices, pleins de ferveur, étaient chantés selon notre rite. Rappelons à cette occasion, une sainte coutume : chaque Séfer était enroulé d'une bande de soie. Après la sortie du Séfer de l’Arche sainte, on déroulait ce ruban soyeux pour ouvrir le Séfer Torah, en faire la lecture et la coutume voulait que ce soit au préalable les femmes qui enroulaient le Séfer dans l’Arche sainte. En enroulant cette bande, elles l'embrassaient pieusement en adressant des prières, puis se la passaient l'une l'autre

À Souccot, dans la cour, au-dessus de la Synagogue était montée la Soucca qui voyait se réunir des famille et des invités, après les offices. À l'intérieur il y avait de beaux tapis. Cette soucca était décorée de « haïks », de châle de soie, d’objet en argent, de lustres à lampes à huile, de branches de palmiers qui formaient le toit. De là, pendaient des grappes de dattes et des grenades. Sur la petite table basse, se posait le bouquet composé des quatre espèces, nécessaires à l'accomplissement de la « mitsva du loulab ».

Dans les villas de Saadia et d'Abraham son fils, de grande chambre étaient réservées aux Rabbins - émissaires venant de Jérusalem. Hébron, Tibériade et Safed. Ils y faisaient régulièrement de longs séjours et se chargeaient  également de donner des cours. Ils recevaient partout le meilleur accueil. Mon grand-père, « Le Roi du Sud », était un généreux donateur.

La grande loge du chamach devint dans les années 39-40, notre local des EIF du quartier. Quelle nostalgie !

Il nous plaît de rappeler le propos de notre ami Albert Bensoussan : "Rbi mèr ouassia tahét" ( Pourquoi fallait-il que mourût le Rabbin et s'écroule le Temple ?).
Source de l'information
CHRONIQUES DES COMMUNAUTES JUIVES D'ALGERIE 
... AUJOURD'HUI DISPARUES (Edition Moriel) 

 
 

Commentaires   

0 # Henri DAHAN 24-12-2018 13:14
Bonjour, mon grand-père paternel, était commerçant à Belcourt. Il décéda deux mois avant ma naissance en 1947. Il avait une maison, rue de l'Union à Belcourt. Mon père z'l, y est né. Le fils du frère aîné de mon père, a gardé sa pharmacie ouverte, rue de Lyon, jusqu'en 1965. Auriez vous donc connu la famille de Chaloum DAHAN ?
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0 # Alain Kadouch 25-12-2018 18:11
Si la photo illustrant l’article est bien celle du temple Kaoua que j’ai bien connu pour avoir suivi les cours du Talmud Thor’s dispensés par le regretté monsieur Zmirou,y avoir fait ma bar mirza et l’avoir fréquenté jusqu’à 1962,le commentaire concerne un oratoire rue Darwin dans mon souvenir.Parmi les personnalités ayant marqué le temple Kaoua ,il faut mentionnner le rabbin Elie Morali (frère du Dayan Isaac Morali),le grand rabbin Abraham Fingherut,le grand rabbin HadasLebel,mons ieur Jacob Lalou.Mon père Achir Kadouch en fut l’administrateu r pendant quelques années créant aussi un mouvement de jeunesse juive.
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