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MORIAL

Yennayer : la fête berbère connectée à la Bible par Nabil Ziani

Yennayer est la fête qui commémore l’accession d’un berbère sur le trône d’Egypte, devenant ainsi Pharaon.

C’est de là qu’est parti le calendrier agricole dans toute l’Afrique du Nord.

Entre les 12 et 14 Janvier, l’ensemble des berbères commémorent cet événement durant lequel un berbère est monté sur le plus illustre des trônes de l’époque. Cela s’est passé en l’an -930 et le nom de ce Pharaon est mentionné à la fois dans les livres des Rois et des Chroniques dans le Tanakh.

Le nom de ce Pharaon est, selon les traductions, Sissac, Sheshonq ou Schischak, ( שִׁישַׁק en hébreu, etⵛⵛⵏⵈ en tifinagh, l’écriture berbère). En berbère, son nom est Chachnaq. Il fut Pharaon de la XXeme dynastie et a été rendu célèbre par son invasion de la terre de Canaan vers – 925.

En effet, suite à la désobéissance de Roboam fils de Salomon, roi de Juda, l’Eternel a annoncé par la voix d’un de ses prophètes, une sévère correction qui allait venir par l’intermédiaire de Pharaon. Ce qui s’est en effet passé.

On lit « La cinquième année du règne de Roboam, Schischak, roi d'Egypte, monta contre Jérusalem.Il prit les trésors de la maison de l'Eternel et les trésors de la maison du roi, il prit tout. Il prit tous les boucliers d'or que Salomon avait faits » (1 Rois 14 :25-26).

Chachnaq a donc été utilisé par Dieu pour ramener Juda vers lui, tout comme au temps de Daniel, il avait utilisé Darius. On peut toutefois noter que dès que Roboam se soit repenti, Chachnaq s’est retiré. Il ne s’agissait pas à l’évidence de s’emparer des territoires, mais de les soumettre et de les dépouiller. La renommée de Chachnaq a atteint toutes les régions d’Afrique du Nord. C’est pourquoi, encore aujourd’hui, il existe plusieurs villages qui s’appellent Feraoun, en hommage à ce grand roi. Un des plus célèbres écrivains algériens porte aussi ce nom, Mouloud Feraoun.

La fête de Yennayer est depuis lors, célébrée dans toute l’Afrique du Nord.

Il s’agit de la seule fête berbère non musulmane, encore célébrée aujourd’hui. Il s’agit clairement d’un héritage anté-islamique qui survit à toutes les oppressions et répressions, et à toutes les tentatives d’effacer l’histoire millénaire du peuple amazigh, pour la remplacer par une autre, complètement faussée et falsifiée d’une Afrique du Nord prétendument arabe.

La fête de Yennayer relie aussi les histoires des peuples hébreu et amazigh, leur faisant partager une histoire commune. Car il n’y a pas que l’épopée de Chachnaq le berbère qui est relatée dans la Bible, mais, nous le verrons dans d’autres articles, les berbères sont signalés à plusieurs reprises dans le texte biblique.

Il y a une histoire commune entre les deux peuples qui remonte à trois millénaires, et qu’il convient de déterrer dans l’espoir d’une réparation de la mémoire. Après tout, les juifs n’aspirent-ils pas au Ticoune Olam ?

Cent ans après la résurrection de la nation juive par la déclaration Balfour (2 novembre 1917), celle de la nation berbère est aussi amorcée par l’officialisation de la célébration de cette fête non musulmane en Afrique du Nord.

Sans doute, cette date sera-t-elle inscrite dans l’histoire. Et celle-ci devra certainement aussi retenir le fait que le rétablissement de toutes choses passera également par la réconciliation entre les peuples, notamment ceux qui avaient constitué naguère les Judéo-Berbères.

Car les premières migrations juives connues vers l’Afrique du Nord datent de cette période. Suffisamment longtemps pour qu’ils soient à la fois entièrement juifs et entièrement berbères. Et cette communauté à certainement un rôle à jouer dans ce sens, puisque leur statut même les a placés comme un pont entre deux civilisations oubliées de l’Histoire, et curieusement, ressuscitées depuis peu. Et il y a certainement un travail sur soi à faire par les deux communautés pour tourner les pages du passé qui ont été si douloureuses, et se rappeler des moments de paix commune, qui ne furent pas si rares.

Le combat berbère n’est ni religieux ni politique, même si certains n’hésitent pas à s’emparer de cette question pour satisfaire leurs ambitions et leurs convoitises. Il s’agit d’un combat civilisationnel. Puisque cette fête célèbre également le début de l’année, cela nous renvoie à l’agenda divin qui a choisi précisément cette date à escient.

Le 12 Janvier prochain, nous serons en 2968 du calendrier berbère, comme nous sommes déjà en 5778 du calendrier juif et 2018 de celui des chrétiens. Des années de nouveaux départs ?

Verra-t-on des tentatives de rapprochement entre ces « frères de sang », comme l’avait appelé André Chouraqui ?

Verra-t-on l’histoire commune entre les descendants de Sem et de Cham, entre l’Orient et l’Occident, en se souvenant que l’Histoire est un éternel recommencement, et que tôt ou tard, ce qui avait réuni ces peuples sera à nouveau à l’ordre du jour ?

N. Ziani

Commentaires   

+1 # NadiÀ imene 10-01-2018 22:27
Très belle synthèse de la sublime histoire de Yennayer ou Yennar qui montre cette symbiose qui existait et existera entre l'histoire du peuple juif et le peuple amazigh de cette Afrique du nord dont certains font tout et n'amenagent aucun effort pour falsifier et la soumettre à une autre civilisation qu'est celle de la péninsule arabique qui elle est celle d'un envahisseur conquérant par Excellence !!!
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