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Norbert Bel Ange, à sa gauche madame Silvia Adler, professeure et directrice du département de français de l'université Bar Ilan, à Tel Aviv.C'est devant un public attentif et curieux que le 5 janvier 2016, invité par l'équipe pédagogique du département de français de l'université Bar Ilan, Norbert Bel Ange a pu pendant plus d'une heure aborder l'histoire de ces "jeunes soldats juifs d'Algérie internés par le régime de Vichy(1941-1943)"

Il vient, ici, compléter son propos à travers deux points : leur "uniforme" et leur "chanson".

 

- Leur "uniforme"

Dépouillés de tout ce qui avait fait leur vie antérieure de soldats, ils reçurent une sorte d'"uniforme" en arrivant à Bedeau. Une tenue et un calot teints en noir pour les distinguer des uniformes des armées régulières.

Les mères de ces jeunes gens leur interdisaient de franchir le seuil de la maison familiale, dans cette tenue, lors de très rares permissions.

Elles leur jetaient des vêtements et ils s'habillaient sur le trottoir.

- La chanson de Bedeau

Cette chanson est longtemps restée dans les mémoires familiales, jusqu'à aujourd'hui.

Elle fut composée à l'intérieur du camp d'une manière anonyme et collective.

On peut la considérer comme l'un des actes de résistance de la part de ces jeunes gens et un moyen de faire connaître leur sort.

En voici le refrain :

" Bedeau, camp de misère

  Bedeau, sombre calvaire

  C'est toi qui nous enlèves

 Nos plus beaux jours, nos plus beaux rêves."

En savoir plus

Pour l'ensemble de cette histoire se reporter à l’ouvrage de Norbert Bel Ange :" Quand Vichy internait ses soldats juifs d'Algérie Bedeau, sud oranais, 1941-1943".

http://www.morial.fr/index.php/18-actualites/701-vient-de-paraitre-quand-vichy-internait-ses-soldats-juifs-d-algerie-bedeau-sud-oranais-1941-1943-de-norbert-belange.