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Lecture : Amos 2,6 - 3,8
Par Caroline Elishéva REBOUH

La haftara de cette péricope se situe dans le livre d’Amos. Il est le 3ème des 12 petits prophètes. Amos, au VIIIème siècle avant l’ère commune, naît à Tekoâ, aujourd’hui yishouv situé non loin du lieu qu’Hérode choisit pour y construire son palais.

Il est berger à une époque où déjà les conflits sociaux soulèvent la population et, Amos, fustige la population surtout à propos d’une  conduite idolâtre inacceptable à son sens et pour demeurer fidèle à l’Eternel.

La haftara de cette semaine débute par une autre promesse divine que tout le monde connaît : Ainsi D a-t-IL dit : Ce n’est pas ni à cause de la triple faute ni de la quadruple faute d’Israël   que Je révoquerai  Mon  arrêt !

Cela signifie, que la Longanimité et l’Amour que D éprouve à notre égard n’a pas de limite. Nous, êtres humains, faibles et influençables et souvent sans esprit, ne nous rendons pas compte des actes que nous commettons. C’est en quelque sorte le propos d’Amos qui tente de réveiller de sa torpeur un peuple qui ignore ou veut ignorer même les règles les plus basiques de la justice sociale.

En effet,  la Torah enseigne que si un quidam a contracté une dette et ne peut  se racheter, le créancier pourra saisir quelque chose appartenant au débiteur et, si celui-ci n’a rien à saisir tout juste son manteau, par exemple, on pourra saisir son manteau mais, le soleil couché, il faudra lui rendre son manteau afin qu’il n’ait pas froid. Or, Amos cite des créanciers se vautrant sur les manteaux des pauvres c’est-à-dire qu’il est ici question de créanciers sans foi ni loi et non seulement : la dépravation, le manque de pudeur et de moralité entraînent le peuple à une conduite immorale ! le Peuple d’Israël qui a été choisi pour être un peuple de « pontifes » est un peuple qui ne plie devant aucun des préceptes et se rendent aussi abjects que ceux qui n’obéissent à aucune loi !

La morale de l’histoire est que de tous temps, il faut se remettre en question et il faut se reprendre et revenir à de meilleurs actes.

Caroline Elishéva REBOUH