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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

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L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

Lecture de la Torah : Exode 6.2 - 9, fin
Les sept premières plaies par Caroline Elishéva REBOUH 
Après la première visite de Moïse accompagné d'Aharon au palais de Pharaon, les Anciens sont venus trouver les "Envoyés de D" pour leur adresser de sévères récriminations : "Depuis que vous vous êtes improvisés envoyés d'HaShem, tout va encore plus mal pour le peuple tout entier ! Vous aviez annoncé que nous allions être libérés et, bien au contraire, les officiers de Pharaon exigent de nous non seulement que nous continuions à fabriquer des briques mais, ils exigent à présent que nous allions nous-mêmes nous approvisionner en paille mais encore, que nous fabriquions quotidiennement 400 briques !

 Si nous n'y parvenons pas, nous mettons en danger la vie de nos enfants que les officiers nous enlèvent et scellent dans les murs à la place des briques manquantes !"
Ceci est rapporté dans la Guemara Sanhédrine.Moïse est profondément touché par ces paroles car il est entièrement bon et il a de la compassion pour tous les êtres humains juifs ou non-juifs et pour les animaux, aussi n'hésite-t-il jamais à être partie prenante, à s'interposer et sa souffrance morale est immense. HaShem connaît ce désarroi aussi S'adresse-t-IL à lui et désire lui faire comprendre que les intentions divines ne sont jamais pour un mal  et lorsque la Torah évoque la réponse de D à Moïse :

וידבר אלקים אל משהl'utilisation de "vayedaber" et d'Elokim indiquent la rigueur.Avant l'application des plaies, Moïse retourne à Midiane dans la perspective d'aller y chercher sa femme et ses enfants. Ce déplacement s'étend sur 3 mois et c'est à son retour en Egypte, qu'il retourne chez Pharaon pour y exécuter la première des dix plaies (il s'agit du mois d'av et la première des plaies est le sang).

LES 10 PLAIES : 

1 – DAM sang ( (דם   TSFARDEA grenouilles (   (צפרדע KINIM poux(כינים)DETSAKH(דצ"כ)

2 – AROV bêtes féroces   (ערוב) DEVER peste(דבר)     SHEHIN ulcères  (שחין)   ADASH  ((עד"ש

3 – BARAD grêle(ברד)ARBEH sauterelles(ארבה)HOSHEKH ténèbre(חושך)  MAKAT BEKHOROTH mort des premiers-nés(מכת בכורות )BEAHAB(באח"ב)

En Egypte, tout était transformé en divinité qu'il s'agisse de bêtes ou même d'insectes, et tout était prétexte à un culte. Aussi, Dieu a-t-IL voulu juger tout ce qui était de l’idolâtrie.  Derrière les différentes plaies se cachait la volonté de montrer aux idolâtres que Dieu règne et dirige tout ce qui fait partie de la nature qu’il s’agisse des éléments, de la flore ou de la faune et même des créatures humaines.  Les trois groupes de plaies sont désignés par des abréviations.

Le premier groupe,  DETSAKH sont trois plaies  qu’Aharon a exécutées en frappant avec son bâton[1] .
Le deuxième groupe concerne des plaies exécutées par Moïse sans son bâton.
Le troisième groupe concerne trois plaies exécutées par Moïse avec son bâton et 

La dernière plaie celle de la mort des premiers nés ordonnée et exécutée sans aucune intervention humaine mais uniquement par DIEU Lui-Même sans autre intervention.

Le premier groupe concernait le Nil, fleuve, élément eau qui était une divinité en Egypte. Cette eau transformait en sang contenait une double allusion : d’une part l’être humain ne peut vivre sans son sang mais, lorsque le Nil qui était considéré comme un dieu car il traversait tout le pays et faisait fructifier tous les champs, fut transformé en sang, tout ce qui avait été planté dépérit, les poissons moururent et toute la faune aquatique avec et les hommes ne purent survivre sans eau. Les Egyptiens payaient l’eau au prix fort chez les Hébreux car chez eux, l’eau ne se transformait pas en sang ; en revanche, dès que les Egyptiens tenaient de l’eau dans leurs mains cela se transformait en sang.

Les grenouilles, idoles elles aussi, faisaient tant de tapage, qu’il était devenu impossible de s’entendre et elles envahissaient absolument tout y compris les ustensiles, les lits………

Les poux. La poussière, chaque grain de poussière se transformait en poux qui piquaient et transmettaient des maladies.  Lors de ces trois plaies les éléments eau et terre ont été frappés.

Le deuxième groupe a atteint les animaux sauvages pouvant s’attaquer à l’homme et aux animaux avec ârov

Puis, avec la peste, cette plaie s’est attaquée encore une fois à l’homme et aux grands animaux de même que les ulcères ont touché les hommes.

Avec ces trois plaies l’homme a été touché dans sa chair et entravé dans son labeur, dans sa force.

Pour le troisième groupe ce sont les éléments du feu et du vent qui sont touchés principalement puisqu’en tombant, la grêle, enflammait tout sur son passage. Les sauterelles transportées par le vent s’attaquèrent à tout ce qui existait et à tout ce qui poussait saccageant tout sur leur passage et ne laissant plus rien à consommer pour les êtres vivants humains ou animaux. Ainsi qu’il a été dit précédemment, D donnait Ses instructions à Moïse qui, en avertissant Pharaon de ce qui allait s’abattre sur l’Egypte, était avec Aharon l’illustration concrète de l’exécution des plaies mais, enfin, pour la dixième plaie, D. n’a pas fait participer pour l’exemple ni Moïse ni Aharon, IL a agi par Lui-Même en envoyant l’Ange de la Mort recueillir ceux qui devaient payer pour l’impiété de Pharaon et de ses « officiers ».

Une partie des plaies fut exécutée en se servant d'un bâton.  Les symboles cachés derrière ces dernières sont riches en commentaires. Certains d'entre eux apporteront un jour nouveau sur les phénomènes provoqués par des gestes ou par des paroles.

Tout d'abord, un midrash rapporte la discussion que Pharaon entame avec HaShem : "Pourquoi me frappes-tu avec un bâton ? se plaint Pharaon et, D lui répond : le bâton ne te frappe pas par lui-même ! C'est Moi qui ordonne et le bâton ne possède aucun pouvoir de t'atteindre en dehors de l'ordre que Je donne !!!

Le dialogue continue : Mais, pourquoi ces plaies ? HaShem lui répond :  Voici certains éclaircissements :

Tout d'abord le bâton qui se transforme en serpent car cet animal ne connaît aucune limite, il pique et tue selon son bon plaisir et il est insatiable tout comme toi.

Les rois de tous les peuples mais toi Pharaon roi d'Egypte, tu dis ne pas me connaître et ne pas connaître mon nom car tous ont besoin de pluies et M'implorent pour que Je leur donne de l'eau mais toi, à cause du Nil tu te prends pour une divinité et prétends n'avoir besoin de personne.

D'autre part, le Nil et l'eau en général et le sang : Moi, l'Eternel, Je t'ai ordonné de mettre les enfants de Jacob en esclavage mais toi Pharaon tu as outrepassé Mes ordres, non seulement tu les as réduits en esclavage mais, tu as fait jeter des créatures innocentes dans le fleuve et tu as emmuré d'autres créatures innocentes vivantes dans les constructions imposées aux Bené Israël ! Et, tu es quelqu'un totalement indifférent aux souffrances d'autrui au contraire, plus ils souffrent et plus tu t'acharnes tout comme un serpent sur sa proie.

En voyant les Bené Israël se multiplier, tu as tout fait pour qu'eux ne se multiplient plus au lieu de les bénir et de dire "ken yrbou" qu'ils se multiplient tu t'es écrié "pen yrbou" de crainte qu'ils ne se multiplient.  Tu as voulu anéantir ce Peuple en le jetant à l'eau, lorsqu'ils sortiront d'Egypte tu constateras que l'eau récupèrera son dû en noyant tes hommes. Tu as pêché en mettant l'eau à contribution sans en avoir reçu l'ordre tu rembourseras ta dette….

Ne sont exprimées ici que trois raisons sur tant d'autres. Dans la sidra prochaine seront abordées les 3 dernières plaies….

Caroline Elishéva REBOUH

 


[1] Rappelons que ce bâton était celui qui avait appartenu à Adam, à Noé, aux trois patriarches et il était en saphirs et le Nom de D y était gravé ainsi que les trois sigles de plaies.

Ce bâton était « planté » dans un champ appartenant à Ytro et personne ne parvenait à le « déraciner » pourtant, lorsque Moïse s’approcha et vit le bâton, il le saisit et le bâton se laissa prendre. Ytro sut alors que Moïse devait sauver le peuple.

 

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