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Lecture - Zacharie : 2:14 - 4:7

JUSQU’OU MENE LA JALOUSIE ? (Jugement de Salomon) par Caroline Elishéva Rebouh

La haftara de cette semaine nous conduit vers la tragédie représentée par la perte d’un bébé et vers la faculté d’un roi à rendre un jugement équitable.

Salomon, succédant à son père, empreint d’humilité, et conscient du fait qu’il n’est qu’un être humain appelé au dur devoir de diriger un peuple au passé difficile, demande et supplie l’Eternel de l’aider à remplir son rôle. 

Selon ce que D attend de lui et dans une voie de justice et d’équité.

D répond positivement à la requête et concède à ce jeune souverain le pouvoir et l’intelligence aux diverses facettes qui va rendre ce roi célèbre sous toutes les latitudes et en faire l’être le plus intelligent et le plus sage de la Terre entière.

Ce récit contenu dans le livre des Rois (livre I, chapitre III) rapporte la triste histoire de deux jeunes mères de deux beaux nourrissons dont l’un meurt étouffé par sa mère qui, dormant d’un sommeil profond, se retrouva sur le corps du bébé privé de vie.

S’éveillant avant la deuxième mère, elle saisit le bébé mort et le met à la place de l’autre bébé vivant. Il s’en suit des discussions et, Salomon que D a doté d’une très fine sagesse, décèle dans l’argumentation des deux mères qui dit vrai et il en vient à trancher en ordonnant le partage de l’enfant de manière à provoquer le véritable instinct maternel.

C’est-à-dire que la jalousie de la mère dépossédée de son enfant peut arriver à tuer un être innocent au mépris des sentiments licites d’une mère acculée.

Je ne m’étendrais pas ici sur les circonstances diverses qui ont pu obliger la femme dont l’enfant est mort de se conduire ainsi mais, notre propos est de constater à quel point la jalousie peut être meurtrière témoin la vente de Joseph par ses frères ou ici d’un bébé qui eût pu être sacrifié injustement.