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Médiathèque

 

 Berthe Bénichou-Aboulker (1886-1942)

 

Première femme de lettres publiée en Algérie.

Berthe Bénichou est née à Oran, du second mariage d'Adélaïde Azoubib avec Mardochée Bénichou, tous deux issus de familles de notables juifs d'Algérie.

Son père a été président de la communauté juive d'Oran ; sa mère est une femme lettrée que nous avons déjà évoquée à propos de sa première fille, Célestine Aboulker*. De sa seconde union, Adélaïde Azoubib a trois enfants, Berthe, sa sœur Esther et son frère, Raymond Bénichou, écrivain et philosophe notoire.

Comme les autres femmes de sa famille, Berthe reçoit une éducation française que la génération de ses parents possédait parfois déjà. 

En 1908, elle épouse le Docteur Henri Samuel Aboulker, professeur de médecine, Président du Parti radical d'Alger, Conseiller général et adjoint au maire d'Alger. Ils ont quatre enfants : Marcel, José, Colette (plus tard épouse Muscat), et une fille morte en bas âge. 


Dans les années trente, lorsque Berthe Bénichou-Aboulker commence à publier des livres, elle est la première femme éditée en Algérie. Avant elle, sa compatriote Elissa Rhais* avait déjà publié plusieurs romans, parus eux, chez de grands éditeurs parisiens.

La premier ouvrage que Berthe fait paraître en 1933 est une pièce de théâtre qui met en jeu une héroïne algérienne, La Kahena reine berbère. Ensuite, à compte d'auteur, Berthe Bénichou-Aboulker publie des recueils de poésie et d'autres pièces de théâtre. Certaines oeuvres, comme Bithia la lépreuse, Gracia Mendésia ou Femmes de lettres, annoncées en 1935 dans l'édition de la pièce de théâtre Louise de Lavallière ne furent semble t-il jamais éditées.


C'est dans son pays natal, à Alger pendant la guerre, que Berthe Bénichou-Aboulker décède en 1942. Elle disparaît trop tôt pour assister aux honneurs rendus à plusieurs membres de sa famille pour le rôle de premier plan qu'ils ont tenu dans la préparation du débarquement américain à Alger. En 1943, son mari reçoit la Médaille de la Résistance et son fils, José Aboulker, la Croix de la Libération. En1948, sa fille, Colette Aboulker-Muscat, est décorée de la Croix de guerre.

Après elle, bien d'autres auteurs s'intéresseront à la Kahena, mais Berthe Bénichou-Aboulker fut parmi les premières à célébrer cette héroïne commune aux berbères et aux juifs.

Un de ses poèmes illustre ici son œuvre : c'est le sonnet " Algérie " qui ouvre le recueil Pays de flamme, et qui célèbre sa terre natale et sa population mêlée .

Tout croît intensément sur ton sol, Algérie !
Arbres, fleurs et blé d'or protégés par Cérès,
Fruits juteux, fruits de chair : Fatma, Rachel, Inès,
Zohra la mulâtresse ou la blanche Marie.

Que n'ai-je telle un chantre une langue fleurie
Pour célébrer le champ d'olivier, d'aloès
Où parfois vient rôder l'ombre de Cervantès
Prisonnier du Pirate en vieille Barbarie.

Exhalant des parfums de menthe et de henné,
Cités d'ardent essor et de luxe effréné :
Alger, Oran, Cirta, débordantes de sève

Ouvrent en éventail leurs bras blancs ou dorés
Pour recevoir le jour. En prismes irisés
Se transforment alors les rochers ou la grève.

 

 Berthe Bénichou-Aboulker, 1935, p. 7

 

Bibliographie :

 

La Kahena, reine berbère, Alger, P. & G. Soubiron, 1933. - Théâtre.

Pays de flamme, Alger, P. & G. Soubiron, 1935. - Poésie.

Louise de Lavallière, Alger, P. & G. Soubiron, 1935. Illustrations de Francis Harburger. - Théâtre.

Danses, visions, Alger, La Maison des livres, 1939. - Poésie.

Balkis la Sabéenne. Poèmes à Rébécca et Le Stratagème, Alger, La Maison des Livres, 1939.

 

Notice rédigée avec l'aide de ses enfants, José Aboulker et Colette Muscat.

 
Source : Dictionnaire des femmes Juives - Présences féminines juives en France (XIXe-XXe siècles)

 

 

 

 
 

Commentaires   

0 # Henné 17-12-2015 02:10
Comme toujours, le post est parfait. Bravo
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