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Médiathèque

 

Jacques Bernard Sadon

 

 

Jacques Bernard Sadon - Historien Chercheur

 

 

"Jacques Lazarus, itinéraire d'un Juif de France dans le siècle: de la métropole à l'Afrique du Nord (1943-1962)" 
127 pages. Conform Edition 2011 

Analyse de l'ouvrage écrite par Paul Benaïm

 "Jacques Lazarus*, itinéraire d'un Juif de France dans le siècle" par Jacques-Bernard SADON**

Le livre qui fait l'objet de cette analyse porte sur les années de résistant de Jacques Lazarus pendant la deuxième Guerre Mondiale, puis sur son séjour en Algérie de 1946 à 1962, années marquées par sa participation à la création d'écoles de l'ORT***, et par son activité de militant, devenu le porte-parole de la communauté juive pendant la guerre d'Algérie.

Le 8 mars 2011 a eu lieu à l'Ecole militaire de Paris, sous le haut patronage du Ministère de la Défense une table ronde « Mémoires résistantes» sur le thème des résistances juives pendant l'occupation. Le mérite du mémoire universitaire de Jacques Bernard Sadon**, est d'illustrer l'histoire de la résistance juive par un exemple édifiant, celui de Jacques Lazarus, l'un des rares survivants de cette épopée.

Le récit de JB Sadon comporte deux parties bien distinctes, correspondant à deux périodes de la vie de Jacques Lazarus, combattant de la résistance (1943- 1945) puis militant des communautés juives d'Algérie (1946-1962).

Pour écrire ce mémoire, dont le sujet lui a été proposé par le professeur André Kaspi, l'auteur, en véritable historien, a puisé dans des sources multiples, notamment dans les archives de l'Alliance Israélite Universelle, et dans des entretiens avec Jacques Lazarus lui-même. 

Le résistant (1943-1945)

Nombre de nos concitoyens ignorent que des Juifs se sont battus contre les Allemands au cours de l'occupation, non seulement dans les maquis des Forces Françaises de l'Intérieur, mais aussi dans des organisations spécifiquement juives, telle l'Armée juive qui deviendra l' Organisation Juive de Combat.

Leurs missions étaient de deux ordres: sauver le maximum d'enfants de la déportation et lutter les armes à la main contre les nazis. Ces missions impliquaient une infrastructure clandestine, la fabrication de faux-papiers d'identité, un approvisionnement en armes, des agents de liaison ...

Jacques Lazarus a été l'un des artisans de ce dispositif et c'est au cours d'une mission qu'il est tombé dans un piège ourdi par le contre-espionnage allemand,qu'il a été arrêté et déporté. Il faisait partie du dernier groupe de résistants convoyés vers l'Allemagne dans un wagon, le 17 août 1944 avec une trentaine de "terroristes". Avec quelques autres, il parvint à  s'extraire du wagon et, pendant un arrêt du train en rase-campagne, à la faveur d'un orage, à s’évader  puis  à regagner  Paris  où il  poursuivit le combat.

Il devint le responsable de la section parisienne de l'Armée juive. Cette activité de résistant allait de pair avec son soutien au futur Etat d'Israël, en liaison avec les mouvements sionistes, organisateurs de l' alya beth vers la Palestine alors sous mandat britannique.

Acte symbolique, il remit à David Ben Gourion le drapeau bleu-blanc orné de l'étoile de David qui flottait sur l'un des maquis de l'Armée Juive.

En 1946 le résistant devient un  militant au service de la communauté juive d'Algérie.

 L'ORT en Algérie: la contribution majeure de Jacques Lazarus

La désaffection du monde juif pour les métiers manuels a été l'une des conséquences de son enfermement pendant des siècles dans les ghettos d'Europe et de l'interdiction de la pratique de nombreuses professions.

La première école d'apprentissage communautaire avait été fondée dans la Russie tsariste, à Saint-Pétersbourg en 1880.

Après la libération de la France, de nombreuses écoles, dans le cadre de l'Ok'I', ont été crées en France puis dans les trois départements français d'Algérie. Lazarus a joué un rôle majeur dans leur développement, d'abord à Alger puis à Oran et Constantine. Ces écoles, comme celles de l'Alliance Israélite Universelle, étaient ouvertes aux non-juifs, Musulmans et Chrétiens. Cette mission, parfaitement accomplie, était bienvenue à une époque où s'amorçait l'industrialisation de l'Algérie.

La communauté juive dans la tourmente de la guerre d'Algérie

En 1956 le FLN dans une déclaration officielle exhorte les Juifs à se joindre à la rébellion, considérant que leur présence en Algérie était antérieure à la colonisation et que la France de Vichy les avait déchus de la nationalité française.

La réponse des dirigeants de la communauté, par la voix de Jacques Lazarus dansl'Information Juive a été claire : elle laissait à chaque membre de la communauté la liberté de se prononcer dans ses choix, tandis que dans leur immense majorité, les Juifs, citoyens français depuis le décret Crémieux promulgué en 1870, étaient solidaires des autres Français d'Algérie. Ces prises de position auront les conséquences que l'on sait: attentats contre des synagogues et départ massif vers la métropole des Juifs en 1962 ...

La notoriété de Jacques Lazarus et notamment ses fonctions de directeur de l'Information juive (auxquelles il mettra fin en 1997) ont fait de lui le porte-parole de la communauté juive d'Algérie. En 1949 il sera promu représentant de l'Afrique du Nord au Congrès Juif Mondial. Plus tard, de retour en France, il fera partie du Comité central du CRIF.Un parcours exemplaire.

Notes

*Jacques Lazarus (1916 - 2014), a fondé en 1947 le mensuel Information juive qu'il a dirigé pendant 50 ans

** Jacques Bernard Sadon, auteur de ce livre, est professeur d'histoire et géographie

*** ORT : Organisation, Reconstruction, Travail. Les écoles de l'ORT sont destinées à promouvoir les métiers manuels dans la jeunesse juive

**** Alya Beth: immigration illégale. On sait que les« livres blancs» britanniques limitaient de façon drastique l'immigration légale.

 

 
 

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