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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

e-mail : morechet@morial.fr

L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous partiperez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

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PATRIMOINE CULTUREL

 

Un sefer Torah vieux de 180 ans ! De Tlemcen à Jérusalem

Photo : Irène Tubiana

Mercredi 30 novembre 2016, Rosh Hodesh kislev, une soirée extraordinaire s’est tenue à Jérusalem, au Centre mondial du Judaïsme nord-africain : l’intronisation d’un sefer Torah, vieux de 180 ans, qui a voyagé de Tlemcen jusqu’à Jérusalem en passant par Paris.

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Les Communautés Juives d’Algérie

                                                    

L’Association Moriel, est heureuse de vous annoncer la prochaine réédition du livre épuise à ce jour : “Chronique des Communautés Juives d’Algérie ... aujourd’hui disparues’’

Voir des extraits de ce livre ci-dessous :

la Grande Synagogue d'Alger

L'inauguration solennelle de la Grande Synagogue d'Alger le 19 septembre 1865, située rue Caton

(plus tard rue Randon, puis rue du G-R Abraham Bloch)

"Construit depuis longtemps, ce monument n'a été délivré à la Communauté israélite que depuis quelques années seulement. Les travaux accessoires viennent à peine d'être achevés.

L'extérieur du nouveau Temple n'offre rien de bien remarquable; l'intérieur, au contraire, a tout pour plaire. C'est un carré surmonté d'une magnifique coupole qui donne à cette partie de l'édifice un aspect véritablement grandiose. L'architecture en est simple et sévère, l'ornement ne manque pas d'élégance et se marie heureusement avec quelques arabesques. Une ceinture de petites corniches se déroule au premier plan, et offre un coup d'oeil des plus gracieux.

Au milieu du Temple se trouve la chaire ou Téba: c'est la place du rabbin officiant; elle fait face à l'Armoire Sacrée, qui renferme les Sepharim ou pentateuques, et que recouvre un riche rideau de velours grenat, brodé d'or du Massach, copié sur celui du Temple de Lyon. Le dessin représente deux lions soutenant une couronne.

Le jour de l'inauguration, la façade principale et l'intérieur étaient décorés avec beaucoup de goût, au moyen de guirlandes de fleurs et de verdure, d'arbustes...n'avait rien négligé pour donner à cette fête tout l'éclat dont elle était susceptible; un grand nombre d'invitations avaient été adressées aux autorités et aux notabilités de la ville d'Alger...différents chants religieux en langue hébraïque, accompagnés par l'orgue tenu par M. Salvator, qui mérite des félicitations pour les résultats remarquables qu'il a obtenus de ses élèves.

Après les chants, M. le grand-rabbin a prononcé un discours qui a été écouté avec une très profonde attention.

Le discours achevé, on a procédé à la sortie de deux livres de la Loi, couverts de leurs riches ornements; les porteurs des livres vénérés ont été envahis par une véritable pluie de fleurs et des nuages de parfums.

Aussitôt que les rouleaux sacrés eurent été mis devant le grand-rabbin, celui-ci imposa ses mains et récita en hébreu une prière d'actions de grâces pour S.M. l'Empereur et son auguste famille.

Les livres de la Loi furent ensuite remis à leur place, et la cérémonie fut terminée par une quête au profit des pauvres".

           A. RAVEAU

Ce témoignage d'époque est accompagné d'un dessin de M.E.M (dont la signature est illisible).

CONSTANTINE

Jadis la glorieuse Cirta des rois numides, puis ruinée et déchue par la conquête romaine, elle fut rebâtie par l'usurpateur Constantin qui lui légua son nom.

Elle fut à nouveau saccagée par les Vandales et livrée aux guerres intestines des dynasties musulmanes et ce, jusqu'à l'arrivée de la France. Bâtie sur un grand rocher escarpé avec ses gorges profondes au fond desquelles coule le Rummel, tantôt bouillonnant (en hiver) tantôt asséché (en été), elle offre au touriste une vue splendide qui ne sombre pas dans l'oubli facilement. Si on rajoute au tableau les ponts -le Pont Suspendu-, la vallée, ses rues, ses quartiers, sa Place Caraman, sa brèche, on a fait le tour d'une ville pittoresque, séduisante, au charme irrésistible.

Les Juifs y ont fait leur nid et leur histoire. La communauté juive constantinoise remonte à l'époque romaine et même auparavant. De célèbres rabbins y ont apposé leur sceau jusqu'en 1962. Ce sont: le Rif (Isaac Elfassi, 1013-1103),  Joseph Ménir (élève de Ribach), Réouven Guedj, Bénisti,  Yossef Guedj, Samuel Choukroun, Khalfa Eliahou Guedj, Abraham Zerbib, Joseph et Israël Renassia, Nathan et Raphaël Tubiana, Simon Dukhan, David Hacohen, Sidi Baha, Isaac Moyal, Sion Choukroun, Sidi Fredj Halimi. Isaac Zerbib -notre Maître- (immigré et décédé en Israël) a été le dernier grand-rabbin de Constantine.

Communauté importante en nombre (quelque 16800 âmes), Constantine comptait de nombreuses synagogues: Yechivat R. Nathan Tubiana, Benjamin Halimi (Yechivat Ets Haïm), Le Médrach (deux synagogues), la Nouvelle et l'Ancienne synagogue, Messaoud Zerbib (Zéra Emet), Saül Allouche, S. Amar, le Temple algérois, Bellevue et les deux synagogues de Sidi Mabrouk.

Les rabbins constantinois ont édité à toutes les époques de nombreux ouvrages; nous n'avons pas la place ici de les citer. Notons également qu'à Constantine, on avait conservé presque tous les airs liturgiques que les rabbins espagnols avaient amenés avec eux (l'Institut Gué Inassé a édité un enregistrement de ces airs - hommage leur est rendu).

On ne peut pas ne pas évoquer le 5 août 1934 date à laquelle Constantine a connu un pogrom qui se solda par 25 Juifs tués dont 6 femmes et 5 enfants; 150 autres blessés, 150 magasins pillés, 4 maisons incendiées et des millions de dégâts. Tout avait commencé par de fausses accusations contre la population juive et des exactions de la part des musulmans que ni les autorités ni la police ni l'armée n'avaient essayé de contenir. Triste souvenir pour la communauté constantinoise !

MEDEA

A 70 km au sud-ouest d'Alger, cette ancienne ville romaine est bâtie dans une région agricole prospère.

La famille Kadouch y a implanté des vignes et une usine de fabrication de célèbres vins cacher. 

En 1850 on comptait 300 familles juives, soit environ 3000 âmes.

Parmi les rabbins, on connaissait depuis le début du siècle: Eliahou Chekroun et son fils Jacob, Juda Darmon, Salomon Heller, G-R Abraham Kadouch, Eliahou Layani (de la Synagogue Elkaïm), Salomon Tordjman (de la Synagogue Darmon). Mais on ne peut pas ne pas parler du rabbin et dayane Juda Ayache (1700-1760) qui a imprimé son empreinte sur tout le judaïsme algérien d'abord et qui, par ses écrits est devenu célèbre dans le monde juif. Il est lu et apprécié encore aujourd'hui.

Médéa comptait sept synagogues au début du siècle, mais depuis la Deuxième Guerre Mondiale il n'en restait plus que trois: la Grande Synagogue, la Synagogue Darmon et la Synagogue Elkaïm.

Parmi les personnalités, notons: Haïm Ghenassia (gros propriétaire et mécène), Abraham Darmon, Eliahou Ayache, Emile Bessis (devenu consul de France à New York jusqu'à la période de Vichy), et plusieurs généraux de l'armée française dont Moïse Jaïs (décédé à Rennes en 2007), Michel Darmon et Isaac Darmon. Meyer Jaïs est devenu grand-rabbin de Paris.

Au milieu des années 20, certaines familles médéennes ont pris le chemin de la Palestine de l'époque. On peut citer: Eliahou et Joseph Hayoun et leur soeur qui, avec leurs familles se sont installés à Jérusalem, puis à Richon-le-Tsiyone. Jacob Hayoun formé au Séminaire rabbinique de France n'a pas exercé mais a fait sa aliya à Jérusalem.

Au début des années 30 et jusqu'à la fin de la dernière guerre, la communauté est animée par Ichoua Cherqui (président), David Darmon (vice-président - le père de Fernand). D'autres dirigeront la communauté jusqu'à l'exode de 1962.

Peu avant et surtout après la Première Guerre Mondiale, de nombreuses familles quittent Médéa pour Alger principalement, pour des raisons économiques.

Comme dans le reste de l'Algérie, à Médéa on fêtait Lagh Baomer avec faste, et c'était l'occasion pour toutes les familles de manifester leur présence et leur soutien à la communauté. Les Médéens étaient – ils le sont encore- connus pour leur piété et leurs connaissances religieuses.

Là où ils iront, les Médéens amèneront ces qualités avec eux.

                       Fernand Darmon

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