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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

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L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
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Alger : le marché de la place de Chartres
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L’Antisémitisme en Algérie (les antijuifs, l’affaire Dreyfus, les émeutes de Constantine)

 

                                   Carte de voyage envoyée par Max Régis le 23/09/1899

                                                           Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Dès 1870, les Européens d’Algérie et les métropolitains rejettent l’égalité civique des juifs établie par le décret Crémieux, dont ils réclamaient l’abrogation.

Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire, dépose en juillet 1871 un projet d'abrogation du décret Crémieux. Aussitôt, la première Ligue anti-juive est fondée à Oran pour écarter les juifs des urnes.

En 1881, année des élections législatives (en métropole et en Algérie), la violence se répand : attaques de commerces juifs, et agressions physiques à Tlemcen par exemple. À partir de 1897, des pillages et des pogroms font de nombreuses victimes. Max Régis, chef de la Ligue antijuive, jouit d’une immense popularité. 

En mai 1898, Drumont est élu député de la province d’Alger. 

Dans la presse, l’antisémitisme s’exprime clairement : Le petit Oranais, choisit comme logo une croix gammée.

Cette crise antisémite s’étend dans toute l’Algérie, surtout pendant la période de 1897-1898, prolongement de l’Affaire Dreyfus (1894-1895), En mai 1898, Édouard Drumont (1844-1917) est élu député de la province d’Alger, C’est un journaliste, écrivain, homme politique, fondateur du journal La Libre Parole, antidreyfusard, et antisémite.

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Les manifestations antijuives à Oran, Alger et Constantine sont très violentes, faisant plusieurs morts. Le maire de Constantine, Émile Morinaux, est élu en 1898, à la faveur d'une campagne antisémitisme  (Mes Mémoires : première campagne contre le décret Crémieux, Alger, Baconnier, 1941).

 

Face aux revendications nationalistes des musulmans et à la crise économique, les Européens antisémites les incitent à attaquer les Juifs.

Du 3 au 5 août 1934, des émeutes contre les juifs se déclenchent à Constantine, elles font plus de 25 morts et de nombreux blessés. L’événement plonge la communauté juive dans la peur et l’atterrement. Le projet de loi du sénateur Maurice Viollette, qui annonce la citoyenneté à plus de 20 000 musulmans, déclenche de nouveau des réactions antisémites.

Les chefs religieux des deux communautés appellent à la réconciliation, mais l’antisémitisme ne désarme pas.Le décret-loi Marchandeau (avril 1939) condamne l’incitation à la haine raciale ou religieuse et apaise en partie les tensions.

La France de Vichy en Algérie (1939-1945)La suppression du décret-loi Marchandeau (27 août 1940) inaugure une série de mesures destinées aux 130 000 Juifs d’Algérie : abrogation du décret Crémieux (octobre 1940), premier et second statut des Juifs (octobre 1940 et juin 1941), recensement des Juifs d’Algérie et de l’état de leurs biens (juin 1941).

La mention "Juif indigène" est apposée sur leur carte d’identité. Un numérus  clausus exclut près de 19 500 élèves juifs de l’école publique.

Seuls 6 782 d’entre eux pourront poursuivre leur scolarité, grâce notamment à l’ouverture d’écoles juives par les responsables.

 

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