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JE ME SOUVIENS… par Charles Baccouche

 

Dans l’éblouissement d’un pays de lumière dans l’air éthéré, au soleil de onze heures pimpant, et quand le vent du sud faisaient trembler soirs embrasés, les enfants savaient que les roses sont éternelles.

Défilé de Spahis à Constantine (photos anciennes)Défilé de spahis à Constantine (photo ancienne)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un matin, parmi les coquelicots, les pensées, marguerites et boutons d’or qui s’ouvraient à l’aube, une rose est née, et jamais elle ne m’a quitté.

 

Jamais, je ne l’ai oubliée la rose qui a enchanté mon entrée dans le monde, c'est-à-dire le monde des grands.

 

Cette fleur unique surgit parfois dans les limbes de la nuit et m’annonce de belles journées. 

Il n’est pas douteux que la reine des fleurs est née chez nous, même si des esprits chagrins prétendent que c’est faux, c'est-à-dire des botanistes et autres savants sans imagination.

 

Soyez sûrs, elle est bien de chez nous, la rose qui sent si bon, qui jamais ne se faneElle ouvre nos vies qui se prolongent dans les replis du temps qui s’échappe comme le sable s’écoule du creux de nos mains. 

La rose surgie un jour lointain, préparait un miracle. Mais là se cache un secret à ne pas révéler et qui restera secret jusqu’à la fin des temps.

Les enfants de là-bas, dans leurs villes et dans leurs villages, dans leurs rues et dans leurs champs ont connu les beautés et les merveilles des roses enfouies dans leur jeunesse lumineuse et dorée.

Tous ceux qui y sont nés et ont connu cette étrange contrée, enchâssée dans nos cœurs, peuvent raconter le soleil incandescent de l’Algérie d’avant

Charles BACCOUCHE