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Recherches Sylvie Zenouda

 

Extrait de la 4e partie de la 1ère page des noms débutant par la lettre Z (Clichés Sylvie Zenouda - avril 2015) Anneau de la Mémoire

(cliquer sur les photos pour les agrandir)

René Jacob Zenouda né en Alger le 23 juin 1886 est mobilisé le 1er août 1914, à l’âge de 28 ans.

Depuis 1911, il habite en Alger, rue Rovigo comme son cousin germain

Henri Zenouda, et exerce la profession de quincaillier. Célibataire, il est le fils d’Abraham Zenouda et de son épouse Camille Sportis.

Nous n’avons retrouvé aucune photographie, nous savons seulement par sa fiche militaire qu’il mesure 1,65 m et qu’il a les yeux gris-vert, le visage allongé, le nez fort et le menton pointu.

Il rejoint le 1er régiment de Zouaves le 3 août 1914 et embarque pour les armées le 15 septembre 1914

En avril 1915, il est versé au 2e régiment de Zouaves et prend part à l’entraînement des soldats au camp de Sathenay, au nord de Lyon. 

Puis dirigé vers le Pas-de-Calais, il prend part à la terrible 2e bataille d’Artois où des combats sanglants se déroulent dans un territoire percé d’un très dense réseau de tranchées, pour ne gagner, en fin de compte, qu’environ 20 kilomètres carrés d’avril à juin 1915.

La protection de la région minière de Lens et de la voie vers le Nord de la France et de la Belgique est un des enjeux stratégiques de la région.

Fiche de « ZENOUDA René Jacob Mort pour la France 14-18 »

Le 18 juin 1915, dernier jour de cette 2e offensive, René Jacob Zenouda meurt au combat, face à Souchez, à la cote 119, sous le feu des mitraillettes et d’un déluge d’obus lancés depuis les tranchées allemandes. Son corps n’est pas identifié.

Mon oncle est porté disparu le 17 juillet 1915. Le tribunal d’Alger prononce son décès officiel le 3 mars 1922.

Sa fiche militaire (classe 1906, numéro matricule 016067) est consultable depuis novembre 2014 sur le site des Archives nationales d’outre-mer, sous la cote de référence FR ANOM 1 RM 108. Elle est disponible sur http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/regmatmil/

Les soldats inconnus, souvent affreusement mutilés ou disloqués, tombés à la cote 119, ont été rassemblés dans un des ossuaires (3 bis) de la Nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette, située juste au-dessus de Souchez, mais on n’a à ce jour aucune trace de René-Jacob Zenouda. La Garde d’Honneur de la Nécropole ravive chaque dimanche la flamme du Souvenir.

En 1924, comme à de nombreux autres soldats, l’État décerne une décoration. La Croix de guerre avec étoile de bronze est attribuée à René Jacob Zenouda, "brave et dévoué zouave", "tombé glorieusement pour la France, le 18 juin 1915, à la cote 119, près de Souchez, en faisant vaillamment son devoir". Cette citation paraît au Journal Officiel de la République française, le 17 juin 1924 (cf. Journal Officiel, Gallica, page 266, disponible sur http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-6487701&M=pagination

                       Stèle centrale du Monument aux Morts du cimetière de Saint-Eugène

Le nom et les prénoms de mon oncle ont été gravés sur la plaque du mémorial du cimetière de Saint-Eugène en Alger. 

L’Anneau de la Mémoire à Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais)

 

Depuis 2014, ils figurent sur le très émouvant Anneau de la Mémoire de Notre-Dame-de-Lorette, inauguré le 11 novembre par le Président de la République, François Hollande, pour honorer la mémoire de tous les soldats morts sur le sol du Nord-Pas-de-Calais.

Les noms des vainqueurs et des vaincus y ont été inscrits dans l’ordre alphabétique général, sans distinction aucune, symbole de paix pour aller au-delà des horreurs de la guerre, un siècle après le début de la Grande Guerre.

Pour en savoir plus

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-memorial-international-de-notre-dame-de-lorette

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m00523a047dd90c7

http://www.cimetiere-steugene.judaismealgerois.fr/monument_aux_morts.php#lemonument