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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

 e-mail : morechet@morial.fr -  lescollecteursdememoire@morial.fr

L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

 

Par Charles Goëta

KERRATA, le château et les gorges (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Au nord de Sétif, la mer était à 100 km. Pour y accéder, une route difficile serpentait à travers des gorges d' une beauté sauvage où vivaient encore des singes.
Le premier gros bourg rencontré à 45 km, Kerrata, célèbre pour son barrage et son magnifique lac de retenue
Puis, on se précipitait vers la mer avec les deux premières plages - Cap  Haokas et Tichy — où nous avons connu nos premières baignades ;  enfin la charmante ville de Bougie, petit port tranquille.

 

 

A l'ouest, de gros villages comme St Arnaud, Châteaudun, Aïn Smara nous acheminaient, au bout de 127 km, à Constantine qui nous attirait sa beauté (rochers, ravins, le Rummel et ses gorges, ponts pour la vitalité de sa communauté juive. Avec ses nombreuses Synagogues et la truculence d'un folklore si joyeux qu'il se perpétue en France et en Israël, par sa musique et tout un rituel reconnu.

A l'est, la capitale, Alger, mais si éloignée (300 km) qu'elle est restée longtemps méconnue de beaucoup de Sétifiens.

Pour leurs premières vacances, les Sétifiens avaient des plaisirs simples : parties de campagne et de pêche à la ferme Lévy. La plus célèbre étant celle du huitième jour de Pâque où la communauté se retrouvait dans un immense pique-nique : fumées de barbecues, musique orientale, anisette, mettaient un terme à la fête de Pessah dans une liesse et un désordre que même nos ancêtres sortant d'Egypte n'avaient pas connus.

Les autres évasions qui ont marqué mon enfance sont ces villégiatures que nos parents et grands-parents organisaient dans deux petits villages environnants : Hammam-Oued-Yelès et le Guergour, qu'on appellerait aujourd'hui "stations thermales". Ces eaux, très chaudes et sulfureuses, faisaient grand bien aux rhumatisants. Mais ce que nous, y trouvions, c'était surtout une insouciance, une joie de vivre, difficiles à retrouver.

Tout était plaisir : une communion permanente avec la nature, des parties de pêche improvisées avec des matériels de fortune nous permettaient d'améliorer l'apéritif sur les rives du Bou-Sellam, d'une friture très appréciée.

La précarité de notre installation dans des cabanons où nous nous entassions dans une promiscuité de bon aloi ajoutait à notre plaisir d'enfants.

 
 
 

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