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Par Yossef CHARVIT
Les documents concernant les rabbins Gaguine forment la partie la plus importante des documents archivés.

La France, l'élite rabbinique d'Algérie et la Terre Sainte au XIXe siècle de Yossef Charvit

Haïm Abraham Gaguine vit le jour en 1787 à Constantinople. Sa famille s’installa en Erets Israël ce qui fait que le jeune homme reçut toute son éducation à la yeshiva Toldot Itshaq.

Son fils, Shalom Moïse Haï Gaguine, qui rédigea les responsa Ismah lév (Jérusalem, 1878), fut émissaire rabbinique en Algérie dans les années soixante du XIXe siècle.

Une des lettres publiées est la réponse que fit parvenir le rav Moïse Haï Gaguine à l’émissaire rabbinique de la sainte communauté de Hébron, Isaac Kalamaro, en séjour à Médéa, en réponse à une requête sur la qualité d’un témoignage et de la légalité selon la loi mosaïque d’un sacrificateur rituel (Shohét et bodéq) soupçonné d’avoir commis certains délits de mœurs (Yoré déa, signe 20, p. 41).

Le Rishon Le-Tsion, Haïm Abraham Gaguine et, après lui son fils, Shalom Moïse Haï Gaguine, entretinrent une riche correspondance avec leurs homologues contemporains, les rabbins algériens et les émissaires rabbiniques qui séjournèrent en terre algérienne.

Ces documents, quelque soixante cinq missives, échangées entre Erets Israël et ce pays d’Afrique du Nord constituent une source importante de renseignements sur les communautés d’Alger, de Constantine, de Tlemcen, Bône, Sétif, Tiaret, Miliana et bien d’autres.

Leurs auteurs étaient pour la plupart des rabbins: David Moatti d’Alger, Moïse Sebaoun d’Oran, Kalfa Allouche de Constantine, Samuel Abbo d’Alger, en séjour à Safed, Jacob Parienté de Bône, pour n’en citer que quelques-uns.

C’est également là une source précieuse qui nous éclaire sur l’œuvre accomplie par certains émissaires rabbiniques, nommément les rabbins Azriel, Hazan, et Franco.