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La Chance et le Destin
Sous-titre : Souvenirs d’un Juif français d’Afrique du Nord. Enfance,
Résistance, guerre d’Algérie (1921-1962)
Auteur : Jacques Zermati
Préface et annotations : Christine Levisse-Touzé et Bruno Leroux 

 

Vous pouvez le commander en utilisant le bon de commande ci-joint pour 25€ au lieu de 32€.

Le livre sera en librairie à partir du 17 avril pour 32€.

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Né en 1917 dans une famille juive installée depuis des générations en Algérie, Jacques Zermati (1917-2016) offre dans ses Mémoires un panorama exceptionnel de l’histoire du xxe siècle et éclaire d’une lumière bienvenue quelques-unes de ses heures les plus sombres.
Enfance à Sétif, étudiant à Paris, soldat blessé puis prisonnier en 1940, il s’évade, revient en Algérie et rejoint la Résistance.
De sa participation au débarquement allié à Alger en 1942 à la mise en place d’un réseau clandestin de désertion vers les Forces françaises libres en Tripolitaine, de son entraînement en Écosse dans les légendaires commandos britanniques SAS à la lutte acharnée que ses hommes et lui, parachutés derrière les lignes ennemies, livreront aux Allemands en France en 1944-1945, Jacques Zermati est de tous les combats.
Revenu en Algérie après la guerre, il s’engage avec les anciens combattants musulmans pour tenter de rapprocher les communautés alors que le pays s’embrase. Consulté par de Gaulle sur l’avenir du pays, approché par Ferhat Abbas qui souhaite le retenir, il est pourtant contraint, en 1962, de quitter l’Algérie pour recommencer, en France, encore une nouvelle vie. Ces récits captivants et émouvants rappellent, avec une force rare, que l’Histoire se joue aussi dans le destin des hommes ordinaires devenus, par leurs choix, des témoins extraordinaires.

 

Extrait de la préface:
Dans la nuit du 7 au 8 novembre à Alger, Zermati retrace l’occupation à la tête de son groupe de résistants de la préfecture et la neutralisation pacifique du préfet Emmanuel Temple fraîchement nommé. Le compromis conclu par les Américains avec l’amiral Darlan, promu haut-commissaire en Afrique du Nord, crée une pétaudière qui perdure après son élimination, avec l’arrestation arbitraire des résistants du 8 novembre.
Le général Giraud, qui succède à Darlan comme commandant en chef civil et militaire, exerce « un pouvoir militaire de tendance fasciste » avec son cortège de mesures discriminatoires et le maintien de l’abolition du décret Crémieux.

Ainsi, pour que les Juifs ne se prévalent pas de leur titre de combattants qui leur permettrait de recouvrer la citoyenneté française, il met sur pied les bataillons de pionniers qui leur sont réservés, avec le statut de travailleurs forcés.
Jacques Zermati révèle ainsi comment il se fait mobiliser dans ces bataillons et y découvre par hasard le document prouvant cette sinistre machination. Il peut en remettre ainsi les preuves écrites au professeur Henri Aboulker, père de José. Le professeur, accompagné du bâtonnier Karsenty du barreau d’Oran, tout récemment réintégré dans ses fonctions, confond Giraud lors d’un rendez-vous obtenu pour lui demander la restauration de la citoyenneté des Juifs, et le contraint à dissoudre cette « unité ». Le témoignage de Jacques Zermati est de toute première importance sur cet aspect trop méconnu que les souvenirs posthumes de José Aboulker n’abordaient pas puisqu’ils s’arrêtaient fin novembre 1942.
Gaulliste, le mouvement est encore minoritaire en Afrique du Nord et mal vu dans l’Armée d’Afrique, Jacques Zermati décrit l’action clandestine du réseau dirigé par le commandant Jean-Marie Bouvier (alias O’Cottereau), colon gaulliste au Maroc, dont il est un des acteurs principaux. L’objectif est de permettre aux volontaires ou aux soldats de l’armée de Giraud
de rejoindre les Forces françaises libres de la 1re DFL en Libye.

Ce réseau recrute aussi des volontaires pour former le 3e bataillon de parachutistes. Ainsi, Jacques Zermati rassemble sur les terres d’un agriculteur de Rouiba près d’Alger, les déserteurs de l’armée giraudiste et d’autres jeunes gaullistes auxquels s’adjoindront des volontaires du Moyen-Orient et des évadés de France par l’Espagne. Au total, ce sont plusieurs milliers d’hommes qui rejoignent
les rangs des FFL et, en démontrant la popularité du général de Gaulle, contribueront à faciliter son accession au pouvoir lors de la création du Comité français de la Libération nationale en Algérie.
Embarqués le 27 octobre 1943 à bord du paquebot « Samaria », les hommes du 3e bataillon de parachutistes arrivent à Liverpool le 6 novembre et sont dirigés sur le camp de Camberley. C’est un saut dans l’inconnu pour Jacques Zermati venant du pays du soleil. Le 3e
bataillon, devenu 3e SAS, désormais aux ordres du commandant Château-Jobert (alias Conan), est formé de quatre Squadrons
de combat, comprenant chacun huit groupes, les sticks, dont l’un est dirigé par Jacques Zermati.
Sur son expérience dans les SAS, de leur entraînement en Écosse à leur engagement pendant la libération de la France, les mémoires de Jacques Zermati fournissent un témoignage précieux. Ils refusent la tentation de l’épopée et privilégient la description des actions et des ambiances, sans esquiver les facteurs de tensions, qu’il s’agisse des rapports avec les Britanniques, puis la population française,
ou des désaccords internes aux SAS. Sa vision critique de l’engagement des SAS, voire de son bienfondé à Sennecey-le-Grand (Saône-et-Loire) le 4 septembre 1944, était déjà partiellement connue :
Roger Flamand avait brièvement fait allusion à ses réserves, formulées avant même l’opération. Patrick
Veyret, à qui Jacques Zermati avait communiqué ses mémoires alors inédits, avait pu citer celles-ci. Le
lecteur découvrira son témoignage complet, sévère à l’égard de ses supérieurs 

 

POUR EN SAVOIR PLUS:

Collection : Résistance-Liberté-Mémoire
Format : 155x235
Présentation : Broché
Nombre de pages : 648
30 illustrations
Prix public TTC en Euro : 32
Pour plus d’informations :
les éditions du Félin - 01 44 83 11 30 - s.goulhot@editionsdufelin.com