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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

 e-mail : morechet@morial.fr -  lescollecteursdememoire@morial.fr

L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

 

Par Sylvie Harburger, sa petite-fille 

Célestine Aboulker est née à Alger en 1874. Son père, le docteur Moïse Aboulker, dont elle est la fille unique, meurt quelques années après sa naissance. Fils d’un juge rabbinique, il avait été le premier juif d’Algérie à entreprendre des études de médecine à Paris. En 1867, Moïse Aboulker obtient la citoyenneté française au titre du sénatus-consulte de 1865, trois ans avant le décret Crémieux.

La mère de Célestine, Adélaïde Azoubib, est issue d’une lignée de rabbins et de poètes. Femme lettrée à une époque où les juives algériennes l’étaient encore rarement, elle a rédigé des commentaires poétiques de la Bible, illustrés par sa fille et publiés à Paris.

Devenue veuve, Adélaïde Azoubib épouse en secondes noces Mardochée Bénichou, premier adjoint au maire d’Oran. Célestine grandit dans un milieu traditionnel, mais liberté lui est laissée d’apprendre la peinture.

En 1898, Célestine Aboulker épouse Jules Harburger, avocat au Barreau d’Oran.

Ils ont deux fils : Adrien, qui sera médecin, et Francis Harburger, qui deviendra peintre et Secrétaire général du Salon des Indépendants à Paris. En 1929, après le décès de son fils aîné, Célestine s’installe à Paris auprès de son fils Francis. Elle retourne vivre en Algérie durant la Seconde guerre mondiale, puis revient à Paris où elle finit sa vie et décède en 1954.

En Algérie comme à Paris, Célestine écrit et peint.

Elle illustre plusieurs ouvrages et expose régulièrement des toiles d’inspiration biblique dans divers Salons, notamment celui des Orientalistes. Après la guerre, elle exécute quinze aquarelles illustrant le Cantique des Cantiques traduit par Édouard Dhorme.

La plupart des œuvres de Célestine Aboulker se trouvent dans des collections privées. Quelques unes ont néanmoins trouvé place dans des musées. Le Musée d’art et d’histoire du judaïsme (mahJ) à Paris ainsi que les musées d’Ein Harod et de Dimona (Israël) possèdent quelques unes de ses créations.

 

En 1984, une exposition au Centre Rachi à Paris rend hommage à ses talents.

Célestine Aboulker a également laissé des contes pour enfants inspirés de la Bible, écrits et illustrés qui restent à ce jour inédits.

↪ Portrait  de Célestine Aboulker peinte par son fils Francis Harburger, 1928, coll. part. (photo Atelier Del Arco)

 

Pour en savoir plus

Le peintre Francis Harburger (1905-1998), sa famille et l'Algérie par Sylvie Harburger :

 Merci de cliquer sur le lien  CGJ_121_Harburger.pdf

Bibliographie :

· Le Cantique des Cantiques, traduit par E. Dhorme, Paris, éd. du Sceau, 1946, illustré de 15 aquarelles de Célestine Aboulker.

· Les Belles histoires de la Bible, illustré de 13 aquarelles de Célestine Aboulker. Inédit.

· Adélaïde Azoubib, En méditant les livres saints, Paris, R. Chiberre, 1922, dessins de Célestine Harburger.

· Jeanine Gdalia, Annie Goldman, Le Judaïsme au féminin, Paris, Balland, 1989, « Aboulker Célestine », p. 16.

. Michèle Bitton, Présences féminines juives en France, xixè – xx è siècles, Cent itinéraires, 2M éditions, 2002, p.159

· Edouard Roditi, « Les peintres », dans Juifs d’Algérie. Textes et images, Paris, éd. du Scribe, 1987, pp. 264-272.

 

 

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