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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

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Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

   

 

   Le "Pourim d'Alger'

 

                Par

 

         Didier NEBOT

 

 

le 23 octobre 1541 (date hébraïque 3 et 4 Héchan), s'est produit à Alger un événement miraculeux, appelé le "Pourim d’Alger".

En 1492, les Juifs sont expulsés d'EspagneCertains trouvent refuge en Afrique du Nord mais la menace de nouvelles persécutions pèse sur eux.

En automne 1541, Charles-Quint, petit-fils d'Isabelle la Catholique et de Ferdinand II d'Aragon, décide de mener une lutte sans merci contre l'Empire Ottoman.

Le 19 octobre, les Espagnols se présentent devant Alger avec une flotte impressionnante, décidés à prendre pied dans cette terre d’Afrique pour y chasser les Turcs.

Le port d’Alger n’est pas habilité à recevoir de tels bateaux.

 

Charles Quint qui ne savait pas que la baie d’Alger était parsemée de petits rochers à fleur d’eau, invisibles à l’œil nu, qui se trouvaient à l’entrée du chenal. Ce qui était un avantage pour les corsaires d’Alger de l’époque qui pratiquait la Course, fut au contraire, un obstacle de taille pour une flotte de l’importance de celle des Espagnols.

 

Le 23 octobre, l’Infanterie débarque entre l’embouchure de l’Harrach et la ville, sur la plage du HAMMA. L’émissaire, envoyé par Charles Quint à Hassan Agha, revient sans avoir obtenu la capitulation du souverain.

Le 25 octobre, toute la troupe débarque, Alger est investie et l’ Empereur établit son quartier général près du marabout de sidi Yacoub à Koudiat Es Saboun (la colline du Savon) où fut élevé Fort l’empereur. La flotte bloque le port.

 

C’est alors que se produit un "miracle"

 

Le 25, dans l’après-midi, une tempête se lève et empêche le déchargement des subsistances et du matériel. Les soldats n’ont ni nourriture, ni tentes. Un grand nombre de navires sont détruits.

 

Le 26 octobre, une troupe turque, sort de la ville et enfonce les premiers postes mais elle doit se replier. Une seconde tentative subit également un échec.

La porte de Bab Azoun se referme devant les attaquants.

Ponce de Savignac plante son poignard dans la porteLa pluie, qui ne cesse de tomber, empêche l’utilisation des mousquets et transforme le sol en bourbier.

Le vent jette à la côte 140 navires et les équipages sont massacrés par les Arabes. Privés de nourriture, les soldats tuent les chevaux pour les manger.

Le 28 octobre, Charles-Quint , conscient de sa défaite, bat en retraite avec le reste de son armée. Le 30 octobre, la troupe arrive au cap Matifou, où quelques navires se sont réfugiés. Le départ se fait le 1er novembre.

 

La tempête reprend et la flotte doit faire relâche à Bougie. Là, les soldats sont accueillis par les Kabyles, alliés des Espagnols, Charles Quint ne regagne Carthagène qu’à la fin du mois de novembre.

 

Cette incroyable issue a, pendant des siècles, été fêtée le 3 et 4 Hechvan (4 et 5 octobre 2019), par un jour de jeûne à l'image du jeûne d'Esther suivi d'un jour de joie et de fête.

 

Ce sauvetage miraculeux fut appelé le "Pourim d’Alger"

Pendant que les débris des navires jetés sur la côte sont récupérés pour construire un pont, on raconte que le rav Bentoua, qui avait une synagogue à Alger, fabriqua une Téba avec le bois d’un des bateaux de l’Armada.

Ce bois aurait également servi à l’armature d’un séfer Torah. Ce séfer Torah est resté 400 ans dans cette synagogue d’Alger.

 

 

Par Didier NEBOT

Effectivement tout se passa comme l’avait imaginé David et deux jours plus tard, libre et heureux, il se retrouvait à Laghouat au milieu des siens.
Entouré d’une ribambelle d’enfants excités, il se retrouva à la synagogue, une des rares constructions solides de la région. Il fut présenté avec cérémonie à toute la communauté. Qu'il soit venu du Nord, de cette Espagne Assassine, fascinait ces gens fixés dans ces lieux depuis des temps immémoriaux.

 

Par Didier NEBOT

Quelques semaines plus tard l'occasion se présenta et il trouva une petite place dans un convoi qui partait pour Tlemcen.
Sur la route, un soir ils se firent attaquer par une poignée d'hommes armés jusqu'aux dents. David crut que sa dernière heure était arrivée.
La plupart des hommes du convoi furent tués, les brigands l'épargnerent pour le vendre comme esclave. La troupe suivit l'oued Chélif qui servait de route à travers le pays.

Par Didier NEBOT

Vendanges romaines à Cherchell

Les quelques rues du village menaient toutes à une place grouillante que les allées et venues incessantes de la populace enveloppaient dans un nuage de poussière blanche.

Une animation assourdissante, un marché coloré aux ombres variées et multiples, à la fois languissantes et mouvantes, étourdirent David.

Il écarquillait les yeux revigorés par cette étonnante ambiance, lorsqu'il aperçut d'étranges créatures accroupies au sol qui lui jetèrent un regard dédaigneux.

Par Didier NEBOT

Expulsion des Juifs d'Espagne, Emilio Sala (1850-1910) - huile sur toile, musée du Prado (Madrid)

La mer ! Enfin David lui tournait le dos, il ne devrait plus affronter cet espace bleu infini qui lui avait tant délavé les yeux. L'Espagne incendiaire d'Isabelle la Catholique avait tenté de le broyer, mais une force invisible lui avait sauvé la vie. Plus de père, plus de mère et seul survivant. Il avançait, les pieds caressés par le sable brûlant. Il avançait sur cette plage inconnue. Sous ses pieds, la terre, ferme, douce. À l'horizon des monticules de sable, quelques pierres d'un autre âge et ce hameau aux maigres cabanes blanchies.

Un adolescent lui apparut comme un mirage au sommet d'une dune. Tous deux s'immobilisèrent, se dévisageant, lèvres serrées. Miroir réciproque à peine déformé, ils avaient une quinzaine d’années et leurs traits ne portaient pas encore les stigmates de la haine.

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