La Hiloula : tradition vivante et mémoire collective
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Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

La Hiloula est une célébration juive tenue à la date anniversaire du décès d’un tsaddik, un sage ou un rabbin reconnu pour sa piété et son exemplarité. Dans la tradition juive nord-africaine, ces journées mêlent prière, allumage de bougies, chants liturgiques et rassemblements communautaires. Elles ne relèvent pas du calendrier officiel, mais d’une fidélité transmise de génération en génération.
À Alger, l’une de ces hiloulot était consacrée au rabbin HaCohen, figure respectée de la communauté juive locale. Elle réunissait des familles profondément attachées à la tradition séfarade algéroise, dans un esprit de simplicité et de continuité.
Haïm Korsia reçoit Didier Nebot pour une conversation exceptionnelle autour de : "Le Manuscrit sacré"
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Lundi 23 février à 19h30 à l'ECUJE
Haïm Korsia en conversation avec Didier Nebot autour de Le Manuscrit sacré.
Une découverte incroyable : des centaines de manuscrits juifs rares, cachés pendant des siècles et conservés à Oxford. Une soirée passionnante entre mémoire et transmission.
👉 Infos & inscriptions (gratuit) :
https://www.ecuje.fr/offre/en-conversation-avec-haim-korsia-lecuje-5/
Les hiloulot des rabbins d’Algérie : mémoire, histoire et tradition
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La tradition des hiloulot – commémorations annuelles du décès d’un sage – occupe une place importante dans le judaïsme d’Afrique du Nord. En Algérie, ces célébrations ont longtemps rythmé la vie religieuse des communautés de Tlemcen, Alger, Oran et Constantine. Elles associaient prière, allumage de bougies, étude de la Torah, récitation de psaumes et repas communautaires.
Ces journées n’étaient pas seulement des moments de souvenir : elles exprimaient la conviction que le mérite du tsaddik continue d’influencer et de protéger sa communauté.
Cette tradition se distingue des célébrations habituelles de l'anniversaire de la mort de proches (yahrzeit chez les ashkénazes ou hazkarah chez les Séfarades) parce qu'elle se célèbre dans la joie, contrairement aux rituels liés au deuil.
Rav Yéhouda AYACHE (1705 – 1760)
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Par Yossef CHARVIT

Les rabbanimles les plus célèbres entre les années 1750 et 1830 exercèrent leur influence essentiellement sur leur propre communauté
Il convient de mentionner en premier lieu le rav Yéhouda Ayache qui naquit à Médéa vers 1705 et fut l'élève de son père avant d'arriver à Alger en 1724 où il étudia sous la direction du célèbre rav Rafaël Yédidia Chlomo Seror.
Il assuma la direction spirituelle de la communauté algéroise en poursuivant ses activités de juge et d’enseignant. Il est l'auteur de nombreux ouvrages(voir ci-dessous). Dépassant les frontières du Maghreb, sa réputation atteignit Eretz-Israël.
LE MOIS D'ADAR
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Par Caroline Elishéva REBOUH

Adar est le douzième mois – le dernier – de l'année si l'on considère que Nissan est le premier mois de l'année pour le décompte des mois et des fêtes et le règne des souverains d'Israël. Lorsque le calendrier compte deux mois d'Adar 1 ils sont considérés également comme derniers mois de l'année….
Bien qu'on n'ait peu coutume de considérer le signe astrologique des mois on signale pourtant qu'Adar est le mois des "poissons" et il est attribué à la tribu de Joseph car Jacob a béni Joseph et ses enfants comme fructifiant comme des poissons et à l'abri du mauvais œil.
Lorsque l'année est embolismique Adar et Adar beth sont affiliées à Ephraim et Menashé, fils de Joseph.
Chabbat Zakhor
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Le Chabbat Zakhor est toujours celui qui précède Pourim. Cette année : 28 février 2026/ 11 Adar 5786
En effet, on y lit l'épisode d'Amalec, ce peuple qui s'est attaqué aux enfants d’Israël, en marche pour entrer au pays de Canaan après la sortie d'Egypte, pour les anéantir.
C'est un devoir, une Mitsva, de penser à ce qu'a fait Amalec à nos ancêtres, "d'extirper le souvenir d'Amalec de dessous le ciel".
Amalec reste dans l'histoire le destructeur d'Israël, gratuitement, sans raisons (du moins en ce qui nous concerne, car ne représentons-nous pas tout ce qui l'empêche de réussir, sa négation en quelque sorte?), lui et ses descendants, en ligne directe -comme Aman - ou indirecte, à toutes les époques et sous tous les cieux.
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Heureux comme un Juif en France » : fidélité républicaine, vigilance et combat
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Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial
L’expression « heureux comme un Juif en France » est parfois attribuée à Theodor Herzl. Qu’il l’ait formulée en ces termes exacts ou non importe finalement moins que ce qu’elle révèle de son époque. À la fin du XIXᵉ siècle, Herzl, journaliste et correspondant à Paris, perçoit dans la France républicaine un modèle profondément paradoxal : un État fondateur de l’émancipation juive, mais aussi société où l’antisémitisme, révélé par l’Affaire Dreyfus, s’inscrit au cœur même des institutions.
En Europe, la France est en effet le premier pays à avoir accordé aux Juifs la pleine citoyenneté dès 1791. Cette émancipation incarne la promesse d’une intégration réussie, d’une égalité juridique pleine et entière et, fait inédit dans l’histoire européenne, la perspective d’un avenir sans renoncement identitaire.
Salon du livre de l'OSE
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MAGNIFIQUE!
48 heures après la sortie du :" MANUSCRIT SACRE " de Didier NEBOT, consacré au rabbin Ephraïm Aln'kaoua de Tlemcen du 15ème siècle, le livre est en rupture de stock chez Amazon.
Réapprovisionnement très bientôt.
Cependant le livre sera disponible dimanche 15 février au salon du livre de l'OSE, à la mairie du 3ème arrondissement de paris, 2 rue Eugène Spuller – 75003 Paris, où je me ferai plaisir de vous le dédicacer.
Tou Bichvat, une transmission enracinée
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Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

Tou Bichvat, quinzième jour du mois de Chevat, le Nouvel An des arbres, occupe une place singulière dans le calendrier juif. Il ne commémore ni un événement historique ni un épisode fondateur. La tradition enseigne qu’il correspond au moment où, malgré l’hiver, la sève commence déjà à monter. Les Sages rappellent que « l’homme est comparé à l’arbre des champs » : tous deux se construisent dans le temps, à partir de racines solides, avant de donner du fruit.
Dans les communautés juives d’Algérie, cette idée allait de soi. Présentes depuis l’Antiquité, enrichies au fil des siècles par des apports andalous et méditerranéens, elles vivaient en lien étroit avec les saisons et les cycles naturels. Même en milieu urbain, les familles conservaient un rapport concret à la nature. Les arbres étaient là, visibles, familiers : dans une cour, un jardin, au détour d’un chemin. Tou Bichvat donnait ainsi un cadre religieux à une réalité déjà vécue.
POURQUOI LE SITE MORIAL EST SI PRÉCIEUX
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Par Hubert HABIB,

A tous nos Amis, fidèles lecteurs du Billet dominical de la gazette se MORIAL.
Il reste encore parmi certains de nos adhérents des femmes et des hommes avec une expérience et un vécu de cette Algérie devenue lointaine.
A ceux et celles qui ont « encore » des souvenirs visuels, historiques, affectifs et olfactifs,
Ceux-là sont naturellement désignés pour entretenir, ce LIEN qui nous relie de nos Communautés de là-bas à l’ancrage en Terre de France ou en Terre Sainte, en Eretz Israël ?
Ceux-là ont la mission presque sacrée de perpétuer et de transmettre ces « parcelles de Mémoire » aux jeunes générations pour que notre Histoire en Terre d’Afrique ne sombre pas dans l’amnésie.
Le SITE DE MORIAL doit être le réceptacle de cette chaîne mémorielle.
Les lectures de Mare Nostrum
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Didier Nebot, Le Manuscrit sacré,
Éditions Erick Bonnier, 10/02/2026, 346 pages, 22 euros
Découvrez l’article en cliquant ici : ➡️https://cutt.ly/3tz8Dozz
Un manuscrit hébraïque rescapé des siècles devient le cœur d’un récit profondément humain.
À travers la figure d’Ephraïm Aln’kaoua, Didier Nebot retrace la destinée d’un Juste, médecin et maître spirituel, entre exil, tolérance et transmission.
L’auteur offre ici un travail d’une rare sensibilité, entre rigueur historique et engagement personnel.
Une œuvre précieuse, publiée chez Erick Bonnier Editions.
Jean Jacques Bedu
Les frères Nacash : Racines 8 mars 2026
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Les frères Nacash : Racines
08 mars 2026
17h30
Adresse : Salle Gaveau 45 Rue La Boétie, 75008 Paris
« J’me souviens, il faisait beau ce jour là On s’est pris dans les bras, on était tous la »
Un beau jardin inondé de soleil… Quelques nappes blanches… C’était un beau dimanche, Un beau dimanche d’été, L’anniversaire de notre père.
Une fresque familiale au goût et au décor d’une nostalgie ensoleillée.
Un retour aux Racines.
La spoliation des biens des Juifs d’Algérie sous le régime de Vichy (2)
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Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

La spoliation des biens des Juifs d’Algérie sous le régime de Vichy constitue l’un des épisodes les plus méconnus de notre histoire. Elle ne fut ni un dérapage ni une conséquence marginale de la guerre, mais une politique d’État délibérée, conçue et appliquée par l’administration française elle-même. En retirant la citoyenneté, en confisquant les biens, puis en fermant progressivement toute voie de recours, cette politique a détruit des existences. Il s’agit bien d’un vol légalisé, d’une justice absente et d’une responsabilité qui n’est ni pleinement reconnue ni réparée.
La spoliation des biens constitue l’un des actes fondateurs de la persécution des Juifs par le régime nazi. Elle n’est ni secondaire ni accidentelle, mais pensée comme une étape préalable et indispensable. Avant de prendre des vies, on commnce par retirer des droits ; avant d’effacer des existences, on confisque ce qui permet de vivre : un travail, une maison, un commerce, une terre. La dépossession précède la destruction.





