"Les SELIHOTS" par Le Grand Rabbin René GUEDJ
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par Le Grand Rabbin René GUEDJ

Les SELIHOTS à Constantine cela se vit plus que cela ne se décrit.
Et puis c'était une séquence plutôt familiale que synagogale ; on priait au milieu de la cour centrale qui réunissait plusieurs familles, toutes celles qui habitaient autour du patio, et des maisons voisines.
Les chants, les airs, la mélodie la nostalgie. Les voix de nos Anciens, dans les nuits profondes chaudes et étoilées du mois d’Eloul, où se mêlaient confusément les sons aigues et harmoniques, de nos grands-mères, qui en savaient autant que les plus savants et les plus zélés, ceux là même excellaient aussi, dans la connaissance de toutes nos traditions : Dar Kara, Dar Benguena, Beit Zohar, Migdal Oz, Dar Chraa’, Dar Rebbi Messaoud, Slat Louala, Slat Kdima, Slat Zdida , Slat Dziriin, Le Midrach, Slat Rebbi Chlomo Amar, Slat Sidi Bahi, Slat Djeda.
EN MARGE DU MOIS D’ELOUL
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Par Caroline Elishéva REBOUH

Quelques jours avant la sidra SHOFETIM, ou, selon les années, lors même de ce shabbat, débute le sixième mois de l’année : ELOUL, mois des selihoth, du retour-teshouva.
La signification la plus courante de ce mois d’Eloul est que ce nom est un sigle formé par l’initiale des quatre mots tirés d’un verset du Cantique des Cantiques : Je suis à mon Bien-Aimé et mon Bien-Aimé est à moi. (אני לדודי ודודי לי).
La Mitsva d'écouter le Choffar (1et Eloul)
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HASHEM BEKOL CHOFFAR, par Caroline Elishéva REBOUH

Des questions se posent à nous avant d’aborder ce grand jour. Nous tenterons de faire une rapide "révision générale" :
1-SONNERIE DU CHOFFAR, EST-CE OBLIGATOIRE ET POUR QUI ?
Ecouter les 100 sonneries du chofar est une mitsva la question est de savoir pour qui et comment et encore quelles sont les solutions en cas d’impossibilité ?
ELOUL
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Par Caroline Elisheva REBOUH

Paracha KI TAVO
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LECTURE DE LA TORAH : Deutéronome 26:1 - 29:8 _ 16 Eloul 5786 / 29 aoû 2026
REMERCIER POUR CE QUE NOUS AVONS
Par Caroline Elisheva REBOUH
Le shine à quatre branches
Vers la fin de l’été, à l’époque où tout Juif se prépare à rendre des comptes, et à dresser un bilan de ses actes pour l’année qui s’écoule, arrive la parasha de "Ki Tavo".
Cette sidra est un peu redoutable à cause des "malédictions" qu’elle renferme. Elle est redoutée à tel point que dans certaines communautés en Afrique du Nord on demandait à une personne âgée de lire ces trois chapitres.
Haftara KI TAVO
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Lecture : Isaïe 60:1-22
LE SCHISME Par Caroline Elisheva REBOUH

Nous arrivons, semaine après semaine, à la fin des lectures prophétiques d’Isaïe et des parashot de consolation. Salomon avait remarqué un jeune-homme qui semblait être digne de confiance : Jéroboam fils de Nabat, issu de la ville d’Efrat.
Or, Jéroboam avait son franc-parler et il n’hésitait nullement à faire des reproches très directs au Roi Salomon.
A ses débuts, Salomon acceptait les remontrances plus ou moins volontiers, cependant, plus Salomon vieillissait et moins il acceptait ces critiques et une certaine distance prit place entre les deux hommes jusqu’à devenir de la haine.
Les Français juifs d'Algérie dans les armées de la Libération : une fidélité à la France
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Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

Le film De Gaulle, actuellement à l’affiche, est une œuvre remarquable. Il restitue avec force l’une des périodes les plus décisives de notre histoire : le combat du Général, ses relations complexes avec les Alliés, les rivalités entre les autorités françaises, la renaissance de l'armée française et le long chemin qui conduit à la Libération et au rétablissement de la souveraineté nationale.
Au-delà de sa fidélité historique, le film rappelle avec justesse ce qui fonde une nation : le courage, le sens du devoir, la fidélité à ses convictions et la capacité à consentir au sacrifice pour défendre la liberté, l’indépendance de la France, son identité et les valeurs républicaines. Il montre que, face à l’effondrement de 1940, des femmes et des hommes refusèrent la résignation et choisirent l’intérêt supérieur de la Nation.
Mais, en sortant de la projection, une réflexion s’est imposée à moi. Il manquait à cette fresque une histoire qui me touche directement : celle des Français juifs d’Algérie.
Paracha EKEV
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C'est au figuré qu'il convient de comprendre le premier verset de cette sidra :ה עֵקֶב תִּשְׁמְעוּן, אֵת הַמִּשְׁפָּטִים הָאֵלֶּה, וּשְׁמַרְתֶּם וַעֲשִׂיתֶם, אֹתָם--וְשָׁמַר יְהוָה אֱלֹהֶיךָ לְךָ, אֶת-הַבְּרִית וְאֶת-הַחֶסֶד, אֲשֶׁר נִשְׁבַּע, לַאֲבֹתֶיךָ.
Si vous obéissez à ces lois et que vous continuez à les observer, l'Éternel, votre Dieu, sera fidèle aussi au pacte de bienveillance qu'il a juré à vos pères.
Haftara EKEV
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Par Caroline Elishéva REBOUH
Cette haftara est encore tirée des prophéties d’Isaïe : 49,14 - 51,3 :
Elle est la deuxième des sept shabbatot de consolation après tishâ be av. Je vous ai proposé de retracer, rapidement toutefois, l’histoire de la Judée qui, après la mort du Roi Salomon a subi une transformation qui devait mener la nation juive tout entière à une chute catastrophique, et à un déclin dont il sera difficile de sortir.
A l’époque où les prophètes étaient respectés, une femme résidant à Ramatayim (Hod HaSharon d’aujourd’hui) vivait une famille juive respectable dont le chef était Elhanan.
Il avait épousé successivement deux femmes, Hanna et Penina.
Le 9 Av à Oran : Jérusalem au cœur de l'été algérien
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Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

J’étais enfant en 1962, trop jeune sans doute pour comprendre toute la profondeur de ce que nous vivions, mais assez âgé pour ressentir l’atmosphère particulière de ces journées d’été à Oran.
Le 9 Av n’était pas un jour ordinaire, cette date est associée aux plus grandes tragédies de notre histoire, l’histoire du peuple juif.
C’est le 9 Av que fut détruit le Premier Temple de Jérusalem par les armées du roi babylonien Nabuchodonosor en 586 avant notre ère, entraînant l’exil vers Babylone.
Près de sept siècles plus tard, c'est également un 9 Av que le Second Temple fut détruit par les légions romaines de Titus en l'an 70, marquant une étape décisive dans la dispersion du peuple juif.
Le 9 Av est devenu le symbole de toutes les catastrophes qui ont frappé le peuple juif, on y rattache notamment la chute de la forteresse de Betar lors de la révolte de Bar Kokhba contre Rome en 135, l’expulsion d’Espagne avec le décret promulgué en 1492.
Ticha Béav : le 9 Av
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Jeûne d'Av : jeudi 23 juillet 2026 / 9 av 5786
Le 9 Av commémore, entre autre, la destruction des deux temples de Jérusalem (Beth Hamikdach).
En deux mille ans d'exil et de déracinement les juifs n'ont jamais oublié Jérusalem et le Temple.
Un jeûne a été instauré en souvenir de la destruction du 1er Temple (-586) et du deuxième Temple (en 70). et par voie de conséquence, la perte de toute souveraineté nationale du peuple juif sur sa terre et le début d'un exil qui durera dix neuf siècles.
DU 17 TAMOUZ AU 9 AV : La période de "Beyn haMetsarim"
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Par Caroline Elisheva REBOUH
Les semaines qui séparent le 17 tamouz et le 9 av sont désignées en hébreu par l'expression בין המצרים (beyn 'hametzarim) que l'on pourrait traduire par : "entre les limites".
Il se dégage de cette expression une idée d'étroitesse, voire d'angoisse, en dehors du fait que l'idée du pays d'Egypte se profile, puisque מצרים s'écrit exactement comme Egypte, pays où nous avons été réduits en esclavage, pays où l'on a exercé sur nous une pression extrême.
Les lentilles de Tcharbeb
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Par Albert Bensoussan
Voilà un texte qui permet de faire la jonction entre le mois de Tamouz et le mois d’Av. Nous entrons bientôt dans la semaine qui culmine à Tich’a Be-Av, et donc ce texte est de circonstance.
Bon, pour Tcharbeb – ainsi qu’on prononçait chez nous Tich’a Be-Av – on ne mangeait ni ne buvait rien, surtout cela, toute boisson interdite dans notre gorge alors que la canicule, au-delà des persiennes que maman avait précautionneusement tirées, asséchait la terre et les oueds, en faisant entrer à feu continu l’enfer du Sahara.
Donc, le neuf du mois de Av rien dans le gosier ni dans l’estomac de toute la journée. Les jours précédents, et pour les plus croyants depuis le jeûne antérieur, du 17 Tamouz, dit des fissures du Temple et où l’on rappelait aussi la brisure des Tables, on ne pouvait plus aller à la plage, car la semaine qui précédait Tcharbeb le couteau était dans l’eau, disait-on.

