La Shoah n’est pas un mot : mémoire des Juifs d’Algérie, Israël et combat pour la vérité
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Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

La Shoah n’appartient pas au passé. Elle continue d’interroger notre présent, notre langage et notre capacité à nommer le réel.
Pour les Juifs d’Algérie, comme pour l’ensemble du peuple juif, elle n’a jamais été un événement lointain. Elle s’est imposée d’emblée comme une réalité qui nous concernait directement, dans notre condition, dans notre histoire, dans ce qu’elle révélait de notre vulnérabilité.
La Shoah s’est aussi imposée à travers une conscience plus ancienne, celle de l’unité et de la solidarité du peuple juif.
L’histoire des Juifs d’Algérie est ancrée dans une culture biblique. Les Juifs d’Algérie inscrivent la Shoah dans une mémoire longue, celle d’un peuple confronté, à travers les siècles, à la persécution, à l’exil, à la mise en danger de son existence même.
La connaissance des textes, des récits, des épreuves traversées, de l’exil à la destruction, donne aux événements contemporains une intelligibilité immédiate.
MESSAOUD EL MEDIONI
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Connu sous le nom de "Saoud l'Oranais", (né à Oran le 25/11/1886 – décédé en 1943 au camp d'extermination de Sobibor en Pologne), Messaoud El Medioni avait un père oranais et une mère tlemcenniene.
Messaoud El Medioni (Saoud l'Oranais) 1886-1943 : décédé au camp d'extermination de Sobibor
Comme la plupart des enfants de l'époque, il ne va pas très longtemps à l'école. La nécessité de ramener un salaire supplémentaire à la maison l'oblige trouver rapidement un emploi. A 12 ans, il apprend le métier de cordonnier, mais les semelles et le cuir ne l'attirent pas. Il a une passion : la musique!
Très tôt, il est de tous les concerts, qui à l'époque avaient lieu dans les cafés, et de toutes les fêtes familiales.
Dès qu'un groupe musical se produit quelque part à Oran, il est là ! A 15 ans, il connait déjà une grande partie du répertoire andalou. Les paroles comme la mélodie.
Grâce a son petit boulot de cordonnier, il s'achète une mandoline et commence à "gratter" son instrument.
Au dernier survivant : Paroles sur la Shoah
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Par le Rabbin Daniel Fahri

Cet ouvrage de 288 pages est paru le 3 janvier 2008, chez l’éditeur Albin Michel
Résumé
Depuis 1974, le rabbin Daniel Farhi a identifié son nom à la mémoire des victimes de la Shoah. Il a notamment, depuis 1990, instauré la célébration en France du Yom Hashoah, la journée commémorative inaugurée en Israël en 1951.
Il a surtout organisé à Paris la lecture publique, ce jour-là, des noms des déportés juifs de France.
Ce recueil contient les "sermons" et allocutions qu'il a prononcés lors de ces commémorations. Pour lire le texte, cliquer sur :
Souviens-toi, n'oublie pas : Paule Edmée Nakache, Annie Laurence Nakache et Young Perez
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A LA MEMOIRE DES VICTIMES DE LA SHOAH
זכור אל תשכח
Souviens-toi, n'oublie pas
Paule Edmée Nakache Née Elbaz : Née le 12/10/1915 à Constantine (Algérie Française)
Arrestation le 11/1943 - Date de la déportation : 20/01/1944
Date de décès : 1944 à Auschwitz (Pologne)
Les Juifs d’Afrique du Nord et la Shoah
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Témoignage d’Abraham Paul Benaïm interviewé par l'historien Jacques Bernard Sadon
Avec la participation de l'historien Haïm Saadoun
↪ Cliquer sur le visuel, ci-dessous, pour entendre le témoignage
Le Livre de la Shoah - Sefer HaShoah
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De Pierre Haïat, préface de Serge Klarsfeld

Avant-propos du Rabbin Daniel Farhi : "Je te promets d’être la mémoire de ta mémoire" (page 28 de l’ouvrage).
Ce livre broché de 222 pages et de format 28x21 cm, est paru le 15 mai 2008 aux éditions Parole et Silence. La lecture du Sefer HaShoah a été organisée par JEM (Judaïsme en mouvement).
Le texte mêle des témoignages et des citations de la Bible et du Talmud : Ce Livre de la Shoah tire son originalité du fait que s'y trouvent réunis de façon complémentaire une Mémoire et un Savoir.
Pour la première fois est proposé, sous la forme d'un récit commémoratif à caractère religieux, un rituel destiné à perpétuer le souvenir de la Shoah.
PARACHA TAZRIA METSORA
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L'IMPORTANCE DE LA PAROLE par Caroline Elishéva REBOUH

Lecture : 1er Iyar 5786 / 18 avril 2026
Dans ces deux parashot couplées on se pose la question de savoir quel est le dénominateur commun qui existe entre la fête de Pessah qui vient de se terminer, le premier sujet de Tazria à savoir les naissances et les périodes d'impureté qui suivent les accouchements et la lèpre.
A première vue, il n'existerait aucun lien entre ces thèmes, si les Hazal[1] n'avaient découvert le thème qui lie l'ensemble.
HAFTARAT TAZRIA METSORA
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Lorsque deux sidrot sont jumelées c’est la haftarade la deuxième parashaqui est lue à la synagogue et donc, voici la haftarade « metsorâ » qui se trouve dans le second livre des Rois. Le texte met en scène le prophète Elisée (Elishâ) successeur du prophète Elie. Elisée vécut au VIII -èmesiècle avant l’ère vulgaire. Il vécut dans le royaume d’Israël et pendant qu’il officia se succédèrent les rois Ahab, Yoram, Yoahaz, Yoash, Jéhu. Périodes troublées furent ces règnes brefs au cours desquels se succédèrent rapidement des rois ne craignant pas D.
La Mimouna : une fête sans bruit, pleine de vie
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Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

Il y a des fêtes qui s’annoncent à grand bruit. Et puis il y a la Mimouna.
Elle arrive presque en douceur. Une porte entrouverte, une table un peu plus généreuse que d’habitude, des voisins qui passent « juste cinq minutes » et qui, de proche en proche, finissent par faire le tour des maisons. Le printemps s’installe, le pain revient, et avec lui une légèreté qui n’a rien d’anodin.
La Mimouna n’est pas une fête religieuse. Elle est une coutume, un minhag, né des communautés juives d’Afrique du Nord. Une tradition sans texte fondateur, sans cadre imposé, mais qui, avec le temps, a acquis la force et l’évidence d’une véritable fête.
Elle accompagne Pessa'h, moment central du judaïsme. Pendant huit jours, Pessa'h installe un autre rythme : celui du récit, de la transmission, de la mémoire de la sortie d’Égypte. Le quotidien se transforme. Le Hametz disparaît. La maison se prépare, chaque geste prend sens.
Puis vient la fin de Pessa'h.
"La Mimouna" : clôture festive de Pessah
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Par Caroline REBOUH
Mimouna : soirée du mardi 9 avril 2026

La mimouna ( מימונה ) est une fête célébrée par les communautés juives originaires d’Afrique du Nord à la fin de Pessah, au 8ème soir de l'Omer.
Comme toutes les fêtes juives, elle commence à la sortie des étoiles : le 22 Nissan. Elle a pris une ampleur particulière en Israël, où elle atteint des proportions quasi nationales.
Lors de la Mimouna, il est d'usage de préparer des mets à base de farine prohibée pendant toute la durée de Pessa'h.
Où sont les "MIMOUNAS" d'antan ?
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Témoignage de Charles BUNAN
Oran, rue d’Austerlitz, photo © mahJAu préalable, on allait prendre les galettes chez GOURION, rue de la Révolution, une longue file d’attente, et chacun repartait avec de gros cartons, pour tenir, toute la fête.
La boulangerie GOURION était bien connue dans le quartier; un descendant de cette famille, Jean-Louis devint Jean-Baptiste et... évêque à Jérusalem ; il a beaucoup contribué au rapprochement Judéo-chrétien.
Pour le séder, selon l'origine des familles, la haggada, était émaillée de français, d'arabe et même d'espagnol chez mon grand-père (ZL).
Fin de Pessah : (soir du jeudi 9 avril 2026)
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Le huitième jour, après la tombée de la nuit, certaines familles préparent un couscous au beurre avec des fèves cuites à la vapeur; la boisson qui l'accompagne est le petit lait.
Il est bien entendu que tous les préparatifs et surtout l'achat de Hamets ne peuvent se faire qu'après la tombée de la nuit, sans quoi on perdrait en une heure ou deux, voire une minute ou deux, le bénéfice des huit jours de fête.
Faire du couscous dès la fin de la fête présente des difficzultés certaines; voilà pourquoi aussi dans beaucoup de familles, on ne fait le couscous que le lendemain à midi.
Pessah fête de la rédemption
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Par Caroline Elishéva REBOU

Dans la communauté hassidique Habad, le dernier jour de Pessah est organisé un repas (séôudat mitsva) dédié au Mashiah "séôudat Mashiah" qu'institua le Baâl Shem Tov pour perpétuer le fait que nous attendons tous la révélation du Messie en accord avec la prophétie d'Isaïe chapitre XI versets 1 à 9. Cependant, cette communauté n'est pas la seule à trouver une dimension messianique à cette fête de pèlerinage qu'est la commémoration de la Sortie d'Egypte et trouver un lien avec le patriarche Jacob…
La séphira (de l'arbre de vie ou Etz HaHaïm) est TIF'ERETH ou magnificence.
Nous avons vu lors de Hanouka et de Pourim que ces deux célébrations étaient en lien avec les patriarches d'Abraham et Isaac, comment Pessah se rattache-t-elle à Jacob ?
En fait oui, il s'agit de la libération du peuple portant le nom d'Israël soit Jacob. C'est aussi en cette sortie d'Egypte que "les bené Israël" sont devenus le "Am Israël"



