Les petits secrets de l'huile d'olives et de Hanoucca
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Par Caroline Elishéva REBOUH

L'OLIVE FRUIT D'ISRAEL ET SON HUILE :
Le mot ZAYIT (olive) est souvent évoqué par le Roi David dans le livre des Psaumes et il est souvent qualifié de "raanan" = frais car le feuillage de l'olivier est persistant et demeure vert quelles que soient les saisons, il fleurit une fois l'an (il y a des arbres qui fleurissent deux ou 4 fois l'an selon les variétés tel le citronnier) mais la floraison est discrète. Le Psalmiste suggère par ses vers que les enfants pousseront droit et seront vigoureux comme de jeunes plants d'oliviers.
Hanouka Une fête de lumière, de transmission et de mémoire
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par Serge Dahan Président de l'Association Morial
Hanouka célèbre la victoire des Maccabées contre les Grecs et le miracle d’une petite fiole d’huile qui brûla huit jours dans le Temple de Jérusalem.
La célébration de Hanouka en Algérie s’inscrit dans une histoire juive multiséculaire, nourrie par des racines antiques, les apports des Séfarades d’Espagne, l’influence ottomane et la structuration communautaire sous la période française (1830–1962).
Dans toutes les communautés d’Afrique du Nord, Hanouka était à la fois une fête religieuse, une célébration chaleureuse du foyer et un moment joyeux et rassembleur. Chaque soir, l’allumage était un temps de réunion familiale : les grands-parents prenaient place près de la hanoukia, les parents préparaient l’huile et les mèches, et les enfants attendaient avec impatience de voir la première petite flamme s’élever.
Une fois les lampes allumées, tous se retrouvaient autour des beignets encore tièdes, dont l’odeur parfumait la maison, pour partager rires, histoires et douceurs. Hanouka devenait ainsi une fête du bonheur simple, tournée vers la transmission.
HANOUKA du 14/12/2025 au 22/12/2025
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Hanouka commence dimanche 14/12/2025 au soir, et se poursuit jusqu’au lundi 22/12/2025

Ménora : chandelier à sept branches du Temple.
Au 2e siècle avant l’ère chrétienne, la Judée est conquise par Antiochus III, le roi de Syrie
Hanouka, la lumière qui vient
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DE CHARLES BACCOUCHE
Il est admis que la lumière vient du ciel pour éclairer la terre et nous ouvrir les portes du ciel.
Pour Hanouka, c’est la lumière qui vient d’en bas et s’élève vers les nues, c’est exceptionnel mais Hanouka est exceptionnelle (comme toutes les fêtes juives d’ailleurs).
Donc, du 28 novembre au 6 décembre 2021, les juifs vont célébrer Hanouka la fête des lumières, on allumera pendant huit jours une bougie, chaque jour une de plus, en plus de la précédente, en partant de la droite vers la gauche, on n’a d’ailleurs pas le choix.
Chez nous c’est toujours de la droite vers la gauche, chez les autres c’est l’inverse, allons savoir pourquoi ils font le contraire, ils écrivent de gauche à droite.
HANOUKA (Histoire et usages)
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Par Caroline Elishéva REBOUH
La fête de Hanoucca trouve son origine dans un évènement d'importance qui eut lieu dans le village de Modiine où un officier et des soldats syriens installèrent sur la place publique une idole et exigèrent de Matityahou le Cohen de l'époque, de sacrifier une bête pour ce dieu grec.
Matityahou refusa tout net et un Juif helléniste s'approcha de l'autel et offrit ce sacrifice par lui-même.
Paracha VAYECHEV
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Lecture de la TORA : Vayéchev, Genèse 37:1 - 40:23 _ Chabbat 23 Kislev 5786 / 13 décembre 2025
DES EPREUVES TOUJOURS DES EPREUVES ! Par Caroline Elishéva REBOUH
Pour sacrifier à une expression israélienne populaire, Jacob n’a pas eu que du miel à lécher au cours de sa vie[1], ou, pour reprendre cette fois une expression française, sa vie n’a pas été un long fleuve tranquille !
Dans les pirké avoth sont énumérées les dix épreuves auxquelles le patriarche Abraham a dû faire face depuis qu'il s'était mis en quête de la vérité et chercher le véritable Créateur de l'Univers et donc, qui est LE véritable D. Le titre de la parasha de cette semaine, "vayeshev", nous conte le midrash, en citant Rabbénou Ephraïm, fait directement allusion aux quatre grosses peines dont Yaâkov a été, ici, l'objet.
Haftara VAYECHEV
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Lecture : Amos 2,6 - 3,8
Par Caroline Elishéva REBOUH

La haftara de cette péricope se situe dans le livre d’Amos. Il est le 3ème des 12 petits prophètes. Amos, au VIIIème siècle avant l’ère commune, naît à Tekoâ, aujourd’hui yishouv situé non loin du lieu qu’Hérode choisit pour y construire son palais.
Il est berger à une époque où déjà les conflits sociaux soulèvent la population et, Amos, fustige la population surtout à propos d’une conduite idolâtre inacceptable à son sens et pour demeurer fidèle à l’Eternel.
Les voix perdues de Constantine Mémoire d’une tradition musicale juive
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par Serge Dahan Président de l'Association Morial

Avant que le silence ne s’abatte sur ses ruelles, Constantine chantait.
La ville aux ponts suspendus vibrait au rythme du malouf, musique andalouse séculaire.
Dans cette ville dressée sur le roc la musique, langage commun de toute une communauté, à la croisée du sacré et du profane, resonnait dans les cafés et les synagogues.
Le malouf matrice culturelle des juifs de Constantine, a été transmis par les musiciens qui en sont restés les gardiens et les passeurs.
Dans les synagogues de Constantine, les piyyoutim, chantés en hébreu ou en judéo-arabe, mêlant ornementations orientales et ferveur séfarade, ont fait vibrer des générations.
Au cœur de ce monde un nom s’impose : Cheikh Raymond Leyris.
Violoniste virtuose, compositeur et maître du malouf, Cheikh Raymond est un pilier de la vie musicale des Juifs d'Algérie.
La Tsedaka, colonne vertébrale de la vie juive en Algérie
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par Serge Dahan Président de l'Association Morial

Avant 1962, dans les ruelles d’Alger, d’Oran, de Constantine ou de Tlemcen, la Tsedaka n’était pas un geste charitable, c’était un mode de vie, une respiration collective.
Chaque membre de la communauté savait qu’il était responsable de l’autre, selon la maxime du Talmud “Kol Israël arevim ze laze” « Tous les Juifs sont responsables les uns des autres ».
Au cœur des communautés juives d’Algérie, à Alger, Oran, Constantine, Bône ou Tlemcen, la Tsedaka était bien plus qu’une vertu morale, elle formait le système social de la communauté.
Dans un monde où l’État providence était encore balbutiant, les Juifs s’étaient dotés de leurs propres structures d’entraide, organisées, rigoureuses et profondément enracinées dans la loi juive.
Les oeuvres communautaires d'Algérie
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Par Sylvia Rachel MORALI

Dès 1886 voit le jour La Charitable israélite sous l'impulsion de Madam Isaac Bloch. Cette oeuvre avait pour but de visiter les femmes malades et en couches, de fournir la layette pour les nouveaux-nés. Elle fut remplacée par les Dames visiteuses, que présida très longtemps Clotilde Zermati, aidée par Ellen Djian née Marchina, qui deviendra par la suite, en France en 1965, présidente de la Wizo.
La Bienfaisante, fondée le 5 novembre 1908, a pour but d'assister les indigents. Les anciens présidents ont été : MM. Moïse Zermati, Maklouf Bensimon, Gaston Saffar.
Les Corporations Juives d'Alger
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Chapitre IX de l’ouvrage "Aperçu sur les Israélites algériens et sur la communauté d'Alger" , par J. Hanoune» - Edité chez J. Carbonel et publié en 1922 - Préface de M. L. Fridman, Grand Rabbin d'Alger
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L'organisation de ces corporations remonte au XIVe siècle, au cours duquel, fut fondée la Communauté Juive d'Alger.
Par une ordonnance royale du 9 novembre 1845, trois consistoires sont créés en Algérie, ils sont chargés d’une organisation d’assistance aux indigents vraisemblablement apporté par les exilés de la Péninsule ibérique à l’époque médiévale
La solidarité des plus riches envers les plus pauvres s’incarne également dans deux autres corporations, qui sont responsables de la préparation et du déroulement des funérailles des indigents, et en assument les frais
LES GUIZBAIRIM, LES GUÉBOYIM ET LES IIABÉRIM (1)
Accueil en France des Juifs originaire d'Algérie (1958 – 1963)
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Des institutions juives de première importance telle le Consistoire Central Israélite de France et d'Algérie et le Consistoire Israélite de Paris jouèrent un rôle dans l'accueil et l'intégration des Juifs originaire d'Algérie en France.

Le consistoire central reçu en 1962 une importante contribution du Congrès Juif Mondial (CJM), lui-même soutenu par l'institution juive américaine : L'American Jewish Joint Distribution Committee (JDC ou le Joint), qui est la plus grande organisation humanitaire juive au monde.
Elle est basée à New York.
Charité et philanthropie dans les communautés juives d’Algérie au XIXe siècle
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Avec l'autorisation de Valérie Assan (GSRL): https://doi.org/10.4000/framespa.2828
Cliquer sur l'image pour l'agrandir : BFSJA N°4 Août-Septembre 1934 : liste des organismes de bienfaisance.
Résumé
Quelles furent les conséquences de la colonisation française en Algérie sur l’organisation de la charité communautaire juive ?
Cet article examine tout d’abord le discours sur la charité produit par les membres des consistoires au XIXe siècle : ceux-ci se réclament d’un nouveau modèle philanthropique, présenté comme plus efficace et plus moral. Or, en fait, la charité publique évolue peu par rapport à l’époque précoloniale.
Cependant, la bienfaisance constitue l’une des principales activités des consistoires au XIXe siècle, phénomène accentué après 1870, de nombreuses municipalités refusant de distribuer des secours aux juifs devenus citoyens français.

