La Tsedaka, colonne vertébrale de la vie juive en Algérie
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par Serge Dahan Président de l'Association Morial

Avant 1962, dans les ruelles d’Alger, d’Oran, de Constantine ou de Tlemcen, la Tsedaka n’était pas un geste charitable, c’était un mode de vie, une respiration collective.
Chaque membre de la communauté savait qu’il était responsable de l’autre, selon la maxime du Talmud “Kol Israël arevim ze laze” « Tous les Juifs sont responsables les uns des autres ».
Au cœur des communautés juives d’Algérie, à Alger, Oran, Constantine, Bône ou Tlemcen, la Tsedaka était bien plus qu’une vertu morale, elle formait le système social de la communauté.
Dans un monde où l’État providence était encore balbutiant, les Juifs s’étaient dotés de leurs propres structures d’entraide, organisées, rigoureuses et profondément enracinées dans la loi juive.
Les oeuvres communautaires d'Algérie
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Par Sylvia Rachel MORALI

Dès 1886 voit le jour La Charitable israélite sous l'impulsion de Madam Isaac Bloch. Cette oeuvre avait pour but de visiter les femmes malades et en couches, de fournir la layette pour les nouveaux-nés. Elle fut remplacée par les Dames visiteuses, que présida très longtemps Clotilde Zermati, aidée par Ellen Djian née Marchina, qui deviendra par la suite, en France en 1965, présidente de la Wizo.
La Bienfaisante, fondée le 5 novembre 1908, a pour but d'assister les indigents. Les anciens présidents ont été : MM. Moïse Zermati, Maklouf Bensimon, Gaston Saffar.
Les Corporations Juives d'Alger
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Chapitre IX de l’ouvrage "Aperçu sur les Israélites algériens et sur la communauté d'Alger" , par J. Hanoune» - Edité chez J. Carbonel et publié en 1922 - Préface de M. L. Fridman, Grand Rabbin d'Alger
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L'organisation de ces corporations remonte au XIVe siècle, au cours duquel, fut fondée la Communauté Juive d'Alger.
Par une ordonnance royale du 9 novembre 1845, trois consistoires sont créés en Algérie, ils sont chargés d’une organisation d’assistance aux indigents vraisemblablement apporté par les exilés de la Péninsule ibérique à l’époque médiévale
La solidarité des plus riches envers les plus pauvres s’incarne également dans deux autres corporations, qui sont responsables de la préparation et du déroulement des funérailles des indigents, et en assument les frais
LES GUIZBAIRIM, LES GUÉBOYIM ET LES IIABÉRIM (1)
Accueil en France des Juifs originaire d'Algérie (1958 – 1963)
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Des institutions juives de première importance telle le Consistoire Central Israélite de France et d'Algérie et le Consistoire Israélite de Paris jouèrent un rôle dans l'accueil et l'intégration des Juifs originaire d'Algérie en France.

Le consistoire central reçu en 1962 une importante contribution du Congrès Juif Mondial (CJM), lui-même soutenu par l'institution juive américaine : L'American Jewish Joint Distribution Committee (JDC ou le Joint), qui est la plus grande organisation humanitaire juive au monde.
Elle est basée à New York.
Charité et philanthropie dans les communautés juives d’Algérie au XIXe siècle
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Avec l'autorisation de Valérie Assan (GSRL): https://doi.org/10.4000/framespa.2828
Cliquer sur l'image pour l'agrandir : BFSJA N°4 Août-Septembre 1934 : liste des organismes de bienfaisance.
Résumé
Quelles furent les conséquences de la colonisation française en Algérie sur l’organisation de la charité communautaire juive ?
Cet article examine tout d’abord le discours sur la charité produit par les membres des consistoires au XIXe siècle : ceux-ci se réclament d’un nouveau modèle philanthropique, présenté comme plus efficace et plus moral. Or, en fait, la charité publique évolue peu par rapport à l’époque précoloniale.
Cependant, la bienfaisance constitue l’une des principales activités des consistoires au XIXe siècle, phénomène accentué après 1870, de nombreuses municipalités refusant de distribuer des secours aux juifs devenus citoyens français.
Paracha VAYETSE
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LECTURE DE LA TORAH : Genèse 28:10 - 32:3 - 9 Kislev 5786 / 29 Novembre 2025
LA VALEUR INSOUPCONNEE DU SILENCE par Caroline Elishéva REBOUH
Jusqu'à présent, Jacob (Yaâkov) vit sous le toit de ses parents Isaac et Rivka. Bien qu'Essav soit marié à deux cananéennes et qu'il ait épousé une fille de chez Ishmaël et qu'il vive sous le toit paternel, Rivka, après avoir "entendu" Essav penser tout haut (que son père arrive au terme de sa vie et qu'après les sept jours de deuil, lui, Essav se chargerait de mettre un terme aux jours de son jumeau) pensa qu'il était temps que Jacob fonde son propre foyer à près de 60 ans.
Jacob s'enfuit donc, espérant que la distance augmentée du facteur temps auraient pour conséquence de calmer la colère d'Esaü.
Haftara VAYETSE
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Lecture Vayétsé : Osée 11:7 - 13:4
LE PROPHETE OSEE Par Caroline Elishéva REBOUH

Le nom du prophète Osée (Hoshéâ) vient de הושע un mot qui signifie sauver. A la fin du shabbat, lorsqu’on fait la havdala on lance la supplication ANA HOSHIA NA : S’IL TE PLAIT SAUVE NOUS !
Dans la Bible, à la fin des grandes prophéties se trouve un recueil dit des "douze petits prophètes", et, Osée est le premier d’entre eux.
Quand les vents d’Espagne portaient les exilés vers les rivages d’Afrique (16/11/2025)
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LE MANUSCRIT SACRE
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Notre Président d’honneur Didier Nebot
nous informe de la sortie de son nouveau livre le 21 janvier 2026
LE MANUSCRIT SACRE
Edition Erick BONNIER
Il sera disponible dans de très nombreuses librairies
Et dans les grandes enseignes ( Cultura, Gibert, Fnac, Amazon etc…)
En suivant la vie du rabbin de Tlemcen Éphraïm Aln’kaoua (XVe siècle), le Dr Didier Nebot a fait une découverte stupéfiante. Des centaines de manuscrits rares et précieux, la plupart écrits par des rabbins de toute l’Europe — séfarades et ashkénazes confondus — sont gardés depuis plus de 150 ans, dans de prestigieuses bibliothèques, dont la Bodleian Library d’Oxford.
Hiloula du Rab de Tlemcen à Jérusalem le 20 novembre 2025
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Jeudi 20 Novembre 2025 Hilloula du RAV EPHRAIM ENKAOUA
organisée par la Fraternelle et les Amis de Tlemcen en Israël
Avec la participation du Grand Rabbin Georges Haïk, Rav Isaac Chouraqui, Rav Yossef Charbit et Fred Ankaoua descendant du Rav Ephraïm, qui parlera du Manuscrit sacré.
Allumage traditionnel suivi d’un Buffet
Accueil 16.00h
Minha 16.15h
Arvit 17h30
REBI EPHRAIM ELNKAOUA par le Rabbin ACHEL HADAS-LEBEL
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Un précieux document a été confié à MORIAL par une collaboratrice amie, il s’agit d’un livret de huit pages du Rabbin HADAS – ACHEL publié en 1954 à Tlemcen, concernant le Rab de Tlemcen.
- Le titre de la couverture est : REBI EPHRAIM ELNKAOUA - RAB de Tlemcen (1359 – 1442)
- Sur la quatrième de couverture (dernière page extérieure du livret), est imprimée
PRIÈRE à réciter sur les Tombes des Saints
Béni-soit le Seigneur, notre Dieu, qui, avec justice vous a créés, vous a soutenus sur la terre, puis retranchés du milieu des vivants, et qui, avec justice, conserve le souvenir de vous tous, pour vous relever un jour et vous rappeler à la vie.
Béni-soit le Seigneur, qui fait revivre les morts.
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LE RAB EPHRAÏM ALN'KAOUA (1359 - 1442)
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Par Ephraïm, Alfred ENKAOUA : fils de Samuel 1911-1985, et petit fils d’Ephraïm 1868—1916.
L'épitaphe de la tombe du Rab - (1)
SA VIE
Le Rab Ephraïm Aln'Kaoua qui est inhumé à Tlemcen, est l'un des rabbins les plus prestigieux du judaïsme algérien.
Par la noblesse de ses sentiments, l'étendue de son savoir, la fascination qu'il exerçait sur sa communauté, il a été considéré en son temps comme " la lumière d'Israël " et, après plusieurs siècles sa mémoire est toujours évoquée avec vénération.
Né en 1359, à Tolède, l'un des foyers rayonnants de la culture juive en Espagne,Ephraïm Aln'Kaoua est le descendant d'une lignée de rabbins talmudistes et thaumaturges.
Deux sources miraculeuses du Rabb de Tlemcen : RABBI Ephraïm Elnkaoua
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Document (37cm x 55cm) datant de 1909, écrit par Avraham Lasri hazak.
Traduction faite par Lucien Alezra, Président d'honneur de la Communauté de Meudon(92)Cliquer sur l'image pour l'agrandir
A l'aurore d'une journée radieuse du mois d'août, en l'an de grâce 1391, deux jeunes gens, nouveaux mariés, qui viennent à peine de quitter le dais nuptial, s'élancent dès l'apparition des premiers signes de la grande bourrasque espagnole, munis seulement de leur bâton d'exil, sur la grand'route de l'inconnu, triste route, inaugurée aux premières heures de la création par le fameux Juif errant.


